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FRAGILITÉ : Elle atteint aussi les adultes d’âge moyen !

Actualité publiée il y a 1 année 4 mois 3 jours
The Lancet Public Health
On l’associe généralement à la vieillesse voire à l’âge mûr, cependant la fragilité est une condition qui touche aussi les adultes d’âge moyen, de 37 à 73 ans environ, en particulier en cas de maladies chroniques.

On l’associe généralement à la vieillesse voire à l’âge mûr, cependant la fragilité est une condition qui touche aussi les adultes d’âge moyen, de 37 à 73 ans environ, en particulier en cas de maladies chroniques. Cette étude menée par une équipe de l’Université de Glasgow à paraître dans le Lancet Public Health sensibilise les professionnels de santé à l'importance de détecter et diagnostiquer la fragilité à un stade précoce.

 

Dans cette recherche la fragilité est caractérisée par la présence de 3 de ces 5 indicateurs : la faiblesse musculaire ou diminution de la force de préhension, une vitesse de marche lente, une perte de poids, une faible activité physique et l’épuisement. Les personnes ayant 1 ou 2 indicateurs sont classées comme « pré-fragiles ». L’étude soutient les directives de certaines agences de santé dont le NICE britannique et la British Geriatrics Society qui soulignent l'importance d'identifier la fragilité pour mettre en évidence les patients multi-morbides.

 

Ici les chercheurs de Glasgow ont analysé les données de 493.737 participants de la Biobank britannique, et constatent que :

  • la fragilité à l'âge mûr est plus fréquente chez les personnes défavorisées sur le plan socioéconomique ;
  • même en tenant compte de ces facteurs socio-économiques, du nombre d’affections de longue durée (ALD), du tabagisme, de l’excès d’alcool et de l'IMC, ces personnes fragilisées courent un risque accru de mortalité prématurée ;
  • ces conclusions valent pour les hommes de tous âges entre 37 et 73 ans et pour les femmes âgées de 45 ans et plus.

 

 

La fragilité prédictive de mortalité, mais aussi de chutes, d’incapacités, d’hospitalisations : si cela avait déjà été démontré sur des groupes de patients plus âgés, l’étude aboutit aux mêmes résultats chez des adultes plus jeunes : « Les personnes fragilisées sont considérées comme présentant un risque plus élevé d'effets indésirables sur la santé, mais les précédentes recherches avaient presque toutes porté sur les personnes âgées. Ici, nous avons fait passer le test de fragilité à un groupe de personnes plus large et plus jeune et constaté que cette condition peut être présente chez des personnes de tous âges », commente l’auteur principal de l'étude, le professeur Frances Mair, professeur de médecine.

 

C’est évidemment un appel à détecter mais aussi à multiplier et élargir les interventions visant à inverser la fragilité ou à améliorer les résultats de santé chez ces patients, et plus largement que chez les personnes très âgées ou en soins de longue durée. Il est nécessaire de changer d'orientation et de commencer à identifier la fragilité et à intervenir beaucoup plus tôt pour pouvoir l’inverser chez certains patients.

Car « bien que la fragilité soit une source de préoccupation chez les personnes d'âge moyen à avancé, elle peut être réversible, en particulier si elle est identifiée à un stade précoce ».

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