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GRANDS-PARENTS : Une influence parfois négative sur la santé des enfants ?

Actualité publiée il y a 1 année 6 mois 1 semaine
PLoS ONE
Dans l'ensemble, les grands-parents induisent involontairement des effets néfastes sur la santé de leurs petits-enfants, surtout dans les domaines du poids et de l'alimentation

Certes, ces conclusions pourront choquer certains grands-parents, cependant ce sont celles d’une très large méta-analyse de 56 études portant sur les soins prodigués par les grands-parents à leurs petits-enfants, et à paraître dans la revue PLOS ONE. Des conclusions qui révèlent un impact négatif sur les risques de maladies et notamment de cancer à long terme chez les enfants. Pourquoi ? Les grands-parents pourraient avoir, par inadvertance, un impact négatif sur le mode de vie de leurs petits-enfants, en particulier sur leur poids et leur alimentation.

 

Les chercheurs du Département des sciences sociales et de la santé publique de l'Université de Glasgow ont cherché à combler le manque de données sur le rôle possible des grands-parents dans les facteurs de risque de maladies comme le cancer. Leur objectif était donc d'identifier toute l’influence des grands-parents sur la santé à long terme de leurs petits-enfants. D’autant que, soulignent les auteurs, l’évolution des modes de vie, l'augmentation du nombre de femmes ayant une activité professionnelle, les coûts de garde d'enfants et l'augmentation du nombre de parents seuls confèrent une importance toute particulière au rôle des grands-parents dans la vie de leurs petits-enfants.

 

Les chercheurs ont analysé les données de 56 études portant sur les soins prodigués par les grands-parents, non principaux « soignants » de leurs petits-enfants. L'examen révèle que, dans l'ensemble, les grands-parents induisent involontairement des effets néfastes sur la santé de leurs petits-enfants, surtout dans les domaines du poids et de l'alimentation, en favorisant notamment la suralimentation et le manque d'activité physique. La fumée de tabac est également évoquée, avec ses effets négatifs et en dépit des mises en garde des parents sur les dangers du tabagisme passif. Ainsi, le tabagisme, l'alimentation et le manque d'activité physique, ainsi que l'excès de poids sont ici identifiés comme des facteurs de risque de maladies non transmissibles, en particulier de cancer, favorisés par la garde des grands-parents. L'auteur principal, Dr Stephanie Chambers rappelle ici que le tabagisme, plus fréquent chez les grands-parents en présence de leurs petits-enfants augmente le risque de cancer.

 

Cibler les grands-parents, comme les parents avec les messages de Santé publique, c’est ainsi la recommandation de cette étude, qui souligne aussi et bien sûr, tout le bénéfice émotionnel apporté aux enfants qui passent du temps avec leurs grands-parents. De manière moins positive, l’analyse révèle aussi que les comportements « non conformes » des grands-parents décrits par les parents peuvent également causer des tensions dans les familles : « D'après les études examinées, il semble que les parents aient du mal à discuter des problèmes de tabagisme passif et de la surprotection/alimentation des petits-enfants.

 

Bref, à travers cette analyse de l’impact croissant et parfois négatif du rôle des grands-parents auprès des petits enfants, on perçoit, avec l’évolution sociale, l’importance renforcée de l'image de la famille au sens large et, sur le plan de la santé, la nécessite que « toute la famille travaille ensemble ».


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