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GREFFE de CHEVEUX : Faut-il opter pour une « FUE » ou pour une « FUT » ?

Actualité publiée il y a 8 mois 6 jours 22 heures
Médecine Esthétique
La calvitie touche un homme sur 4 au cours de la vie et un sur 3 après 65 ans

La calvitie qui touche un homme sur 4 au cours de la vie et un sur 3 après 65 ans – mais aussi 3% des femmes âgées de 65 ans et plus- est fréquemment ressentie comme une atteinte à l’intégrité et à l’image de soi. Ainsi, 62% des patients atteints de calvitie se disent préoccupés, 29% s’avouent angoissés. Alors que les nombreuses pistes poursuivies par la recherche pour régénérer les follicules pileux manquants ou mourants ne sont pas parvenues, à ce jour, à en générer en nombre suffisant, le traitement de référence reste la micro-greffe de cheveux. Un traitement qui a fait ses preuves mais encore faut-il opter pour le « bon » chirurgien et la bonne technique.

 

En effet, l'unité folliculaire est une structure délicate et vulnérable, en particulier lors du processus d'extraction. Le principal défi reste d’éviter sa section et de savoir disséquer de manière prévisible des greffes de la meilleure qualité à partir de la zone donneuse. Pour cela, si des instruments (poinçons) de très grande qualité sont indispensables pour isoler avec précision les unités folliculaires, la réussite de l’intervention et la qualité de la greffe reposent principalement sur le chirurgien, sa formation, sa connaissance et son expérience des différentes techniques de restauration capillaire. Il sera donc impératif pour les patients, de s’adresser à des médecins spécialisés en Médecine Esthétique, formés spécifiquement aux techniques de la Chirurgie de la calvitie. Certains praticiens consacrent ainsi depuis de nombreuses années la quasi-totalité de leur exercice à la greffe de cheveux à Paris.

Plusieurs études ont documenté la technique FUE comme « le dernier progrès technique » en matière de restauration chirurgicale des cheveux.

 

FUE ou FUT ?

Le chirurgien aura le choix entre deux techniques de microgreffe capillaire aujourd’hui bien éprouvées :

 

  • La technique FUE (pour Folicular Unit Extraction) utilise de petits poinçons, de 0,8 à 1 mm de diamètre pour extraire les unités folliculaires (UF) qui seront ensuite greffées une par une. Bien qu’initialement mal acceptée en raison de la difficulté à extraire des unités folliculaires intactes avec un si petit instrument, cette technique a depuis gagné en popularité principalement en raison de la demande croissante des patients, de la disponibilité de meilleurs outils et de compétences chirurgicales accrues grâce aux acquis de l’expérience. C'est maintenant une option reconnue qui présente l’avantage d’une gêne post-op réduite dans la zone donneuse et d’une visibilité moindre des petites cicatrices liées aux prélèvements. Si la FUE reste une procédure plus laborieuse et plus longue qui implique une formation et un apprentissage plus poussé pour le chirurgien, plusieurs études l’ont documentée comme « le dernier progrès technique » en matière de restauration chirurgicale des cheveux. La méthodologie de FUE a en effet évolué à partir des principes de base de l'extraction de greffe circulaire introduits il y a plus d'un demi-siècle. La FUE est aujourd’hui considérée comme une procédure « raffinée » qui élimine le risque de cicatrice linéaire en cas de « greffe par bandelette ».

 

  • La technique FUT, (pour follicular unit transplantation) est une technique basée sur le prélèvement d’une bandelette de cuir chevelu, comportant plusieurs milliers d’UF. La technique est à l’évidence plus rapide et mieux adaptée aux calvities de plus grande surface. Cependant cette procédure entraine un risque de cicatrice plus élevé, un risque qui peut néanmoins être réduit grâce aux dernières techniques de suture.

 

 

Pour une décision éclairée : si le choix du traitement doit être expliqué au patient, il incombe en dernier ressort au chirurgien. Un traitement personnalisé exige en effet un chirurgien expérimenté qui doit savoir prendre en compte le phénotype d’implantation capillaire dont le degré d'écartement des cheveux, la nature du cheveu et la surface de la calvitie, mais également les objectifs du patient.

Enfin, aujourd’hui ce type d’intervention, lorsqu’elle est bien menée, n’entraine que des effets indésirables légers, comme des démangeaisons ou des rougeurs sur le site de la greffe, plus rarement quelques œdèmes, et aboutit dans la grande majorité des cas à un résultat esthétique et satisfaisant pour le patient.

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