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GREFFE VASCULAIRE SYNTHÉTIQUE : Ils reproduisent les rides actives des artères

Actualité publiée il y a 9 mois 2 semaines 3 heures
Biomaterials
Alors que la surface interne de nos artères est naturellement « ridée » et que ces « rides actives » permettent de freiner la formation des plaques d’athérome, ces chercheurs reproduisent ces rides actives sur les greffons vasculaires synthétiques

Alors que la surface interne de nos artères est naturellement « ridée » et que ces « rides actives » permettent de freiner la formation des plaques d’athérome, ces chercheurs de l’Université de Pittsburgh ont décidé de copier la nature en reproduisant ces rides actives sur les greffons vasculaires synthétiques, afin d’améliorer ces alternatives aux prothèses autologues pour les pontages coronariens. Ces travaux, présentés dans la revue Biomaterials témoignent des progrès constants de la chirurgie vasculaire.

 

Ainsi, au cours d'une intervention de pontage coronarien, les chirurgiens redirigent le flux sanguin à l'aide d'un pontage autologue, le plus souvent dérivé des propres veines du patient. Cependant, dans certaines situations où le patient ne dispose pas d'une veine appropriée, les chirurgiens doivent s'appuyer sur des greffes vasculaires synthétiques qui sont plus propices à la formation de caillots. L'équipe d'ingénieurs-cliniciens a donc décidé d’utiliser aussi sur les greffons synthétiques, ce principe de rides actives pour maintenir les greffons « propres » ou exempts de plaquettes, au contraire d’une surface lisse et statique qui, après une exposition au sang, va s'encrasser.  

 

Bientôt des greffes de pontage résistantes à la thrombose : « La surface interne de nos artères, appelée surface luminale, est fortement ridée », explique le Dr Velankar, auteur principal de l’étude : « Nous avons donc souhaité explorer les effets de ces rides et voir si le passage d'un état lisse à un état ridé pouvait contribuer à empêcher la formation de caillots ». L’équipe montre en effet que les surfaces faisant régulièrement la transition entre un état lisse et plissé résistent mieux à l’encrassement des plaquettes, ce qui va conduire à des greffes de pontage résistantes à la thrombose.

« Nous espérons que notre nouvelle stratégie de réduction du risque de thrombose va conduire à la mise au point de dispositifs médicaux qui amélioreront le traitement des artères blessées ou malades ». L’équipe a d’ores et déjà créé Aruga Technologies, une entreprise dérivée de l'Institut d'innovation de Pitt.

 

Avec, pour objectif de développer des greffes vasculaires synthétiques pouvant être utilisées pour des interventions chirurgicales, telles que le pontage coronarien.

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