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HORLOGE BIOLOGIQUE : Travail posté et pénibilité réduisent la fertilité

Actualité publiée il y a 3 années 3 mois 1 semaine
Occupational and Environmental Medicine

Dans le corps « tout est minuté », y compris la fertilité. Quand l’horloge est déréglée, -ici par le travail posté- la conception et la grossesse deviennent plus « compliquées ». Cette petite étude américaine, présentée dans la revue Environmental Médicine, révèle ainsi un lien entre ces modèles d’activité décalée et la réduction du nombre et de la qualité des ovules d'une femme.

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Les horloges circadiennes existent chez les mammifères dont les humains, dans la plupart des cellules et tissus de l'organisme. Elles permettent d'orchestrer sur un rythme quotidien notre physiologie et, grâce à un ensemble complexe de molécules, la synchronisation de notre métabolisme avec l'environnement. En matière de fertilité, les œufs ou ovules dans l'utérus ont besoin de nourriture et du soutien des cellules folliculaires devenues « cellules de la granulosa ». Une étude a déjà documenté une voie de signalisation dans ces cellules qui joue un rôle clé en permettant aux œufs immatures de survivre. En déterminant le sort des œufs, cette horloge détermine ainsi l'apparition de la ménopause.


Les chercheurs de la Harvard TH Chan School of Public Health et de la Harvard Medical School ont suivi 313 femmes ayant terminé au moins un cycle de traitement de fécondation in vitro (FIV) et qui travaillaient le soir, la nuit ou par quarts de travail. Les chercheurs recherchaient un lien entre les conditions de travail et les niveaux d'hormones, de follicules et nombre d'ovules produits pendant le traitement et ont pris en compte les facteurs de confusion (âge, IMC, niveau d'études, diagnostic de l'infertilité). Les participantes ont renseigné par questionnaire leurs horaires et conditions de travail et les chercheurs ont évalué le nombre d'ovules matures prêts à être fertilisés.

Le nombre d'ovules matures récupérés au cours d'un traitement par FIV varie clairement en fonction des conditions de travail :

-les participantes suivant des horaires de travail irréguliers produisent moins d'ovules matures pendant le traitement hormonal : ainsi, les femmes qui travaillent le soir, la nuit ou par quarts produisent en moyenne 7 œufs matures vs 9,3 pour les femmes qui travaillent de jour en horaires réguliers.

-Les femmes devant exécuter des travaux physiquement éprouvants produisent également moins d'ovules matures, soit en moyenne 8,3 œufs matures vs 9,7 en l'absence de tâches pénibles,

-Les femmes dont le niveau d'effort physique au travail est modéré à élevé « produisent » en moyenne 8,1 œufs matures vs 9,4 en cas de faible niveau d'effort.

-La « réserve ovarienne » semble plus faible chez les femmes qui font un travail pénible, cependant, après prise en compte des facteurs de confusion, le déplacement d'objets lourds et l'effort physique, comme le travail par quarts, ne sont pas liés à la réserve ovarienne.

Des résultats qui apportent un aperçu des mécanismes possibles permettant d'expliquer la corrélation entre des horaires décalés ou la pénibilité et une fécondité diminuée. Bien évidemment de nombreux autres facteurs, dont de mode de vie, contribuent à la fertilité, et en particulier un sommeil suffisant, régulier et de bonne qualité.

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