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HORLOGE : Pourquoi "bouger" est plus bénéfique en fin de journée

Actualité publiée il y a 4 semaines 1 jour 16 heures
Diabetes Care
Le moment de la journée où l’on bouge et où l’on pratique une activité fait une différence pour la santé, tout comme les séquences qui composent cette pratique de l'activité (Visuel Adobe Stock 216660873)

Le moment de la journée où l’on bouge et où l’on pratique une activité fait une vraie différence pour la santé, tout comme les séquences qui composent cette pratique de l'activité, conclut cette équipe de l’Université de Sydney, dans la revue Diabetes Care. Avec une conclusion majeure, l'activité physique le soir est associée à de plus grands bénéfices pour la santé métabolique, notamment pour les personnes en surpoids ou souffrant d’obésité.

 

Les chercheurs rappellent que dans les pays riches, environ 2 adultes sur 3 sont en surpoids, et présentent donc un risque beaucoup plus élevé de maladie cardiovasculaire majeure et de décès prématuré. L’auteur principal, le Dr Angelo Sabag, professeur de physiologie de l'exercice à l'Université de Sydney, rappelle que si « l'exercice n'est en aucun cas la seule solution à la crise de l'obésité, cette recherche suggère que les personnes capables de planifier leur activité à certains moments de la journée pourraient mieux compenser les risques associés au surpoids, à l’obésité et à la sédentarité ».

 

L’étude a suivi 29.836 adultes âgés de plus de 40 ans vivant avec une obésité, dont 2.995 avec également diagnostic de diabète de type 2, tous inscrits à la BioBank britannique. Ces participants ont été suivis pendant près de 8 ans, équipés pendant 24 heures par jour pendant 7 jours au début de l'étude, d’un tracker d’activité. L’équipe a ensuite lié les données de santé pour reconstituer une « trajectoire de santé » de ces participants. Au cours du suivi, 1.425 décès, 3.980 événements cardiovasculaires et 2.162 événements microvasculaire, ont été recensés. Enfin, l’équipe a pris en compte les facteurs de confusion possibles, tels que l'âge, le sexe, le tabagisme, la consommation d'alcool, la consommation de fruits et légumes, le temps de sédentarité, la durée totale d’activité quotidienne, le niveau d’études, la prise de médicaments et la durée du sommeil. Les participants souffrant de maladies cardiovasculaires et de cancer préexistants ont été également exclus. L’analyse révèle que :

  • pratiquer la majorité de l'activité physique quotidienne le soir est lié aux bénéfices les plus importants pour la santé;

  • précisément, pratiquer la majorité de l’activité « aérobique » modérée à vigoureuse –c’est-à-dire qui augmente le rythme cardiaque et jusqu’à l’essoufflement- entre 18 heures et minuit, est associé au risque le plus faible de décès prématuré ou de cause cardiovasculaire ;
  • la fréquence de la pratique de cette activité physique modérée à vigoureuse le soir, fragmentée en courtes séances de 3 minutes ou plus, semble plus importante que la quantité ou durée totale d'activité physique quotidienne ;
  • enfin, ces bénéfices de l’activité valent pour différents types d’activité, allant de la marche rapide à la montée des escaliers, à la pratique d’exercices structurés comme la course ou même faire le ménage à la maison ;
  • le moment de la pratique pèse pour l’importance des bénéfices au point que les personnes vivant avec le diabète ou l'obésité, déjà intolérantes au glucose en fin de soirée, pourraient être en mesure de compenser une partie de cette intolérance et éviter les complications associées, en pratiquant une activité physique le soir.

 

Cette étude, certes observationnelle, mais menée auprès d’un large échantillon de participants équipés de trackers, donc sur la base de mesures objectives de l’activité au cours de la journée, vient confirmer les conclusions d’essais cliniques plus modestes, qui suggéraient déjà une forte association entre le type et le moment de l'activité, le contrôle de la glycémie et la réduction du risque cardiovasculaire.

 

« Les données objectives recueillies grâce aux dispositifs portables ouvrent une nouvelle ère dans la recherche sur la sédentarité et sur les différents modèles d'activité. Avec des implications qui pourraient être considérables en santé publique ».


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