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INFECTION des PLAIES: Evitons aux bactéries de trop s'attacher aux cellules

Actualité publiée il y a 3 années 1 semaine 3 jours
PLoS ONE

C’est une « énorme percée dans la lutte contre la résistance aux antibiotiques ». Ces chercheurs de l'Université de Sheffield ont en effet développé une « nouvelle technique » pour éliminer le risque d’infection des plaies et repousser les bactéries antibiorésistantes. Ils isolent, à partir de cellules humaines, des protéines appelées tétraspanines qui présentent une capacité toute particulière : elles peuvent empêcher les bactéries de se fixer aux kératinocytes et contribuent ainsi à prévenir les infections cutanées bactériennes.

Les infections bactériennes de la peau sont un problème majeur pour les personnes âgées, les personnes atteintes de maladies chroniques, comme le diabète, et toutes les personnes porteuses de plaies. Les plaies infectées cicatrisent plus lentement, peuvent devenir chroniques et entraînent un handicap considérable, physique et psychique pour le patient et un fardeau croissant pour les systèmes de santé. Basé sur une stratégie quasiment mécanique, ce nouveau traitement apporte ses premières preuves d'efficacité à repousser les bactéries, y compris les superbactéries résistantes aux antibiotiques comme le SARM.


Cibler le site de liaison, pas la bactérie: car contrairement aux antibiotiques conventionnels, la nouvelle thérapie ne cible pas directement les bactéries et donc ne favorise pas le développement de leur résistance aux médicaments, mais cible leur « attache », fatale, aux cellules hôtes. Non seulement ce traitement permet d'éviter l'infection de la plaie, mais il permet aussi de prévenir la chronicité de certaines plaies comme les escarres et les ulcères.

La preuve de concept sur un modèle virtuel en 3D: Les chercheurs britanniques font ici leur démo sur un modèle 3D de tissus cutanés développé par ingénierie, mimant exactement la structure des tissus de la peau normale d'un adulte, capable de modéliser des plaies infectées humaines et permettant de reproduire et d'analyser la pénétration de peptides et de bactéries. Ils montrent sur ce modèle que certaines protéines naturelles peuvent bloquer l'action des bactéries en réduisant leur attache aux cellules de la peau. Ce qui annihile leur capacité d'infection. L'auteur principal, le Dr Pete Monk du Département des maladies infectieuses, parle d'une « énorme percée dans la lutte contre la résistance aux antibiotiques ».

Sous forme de gel, de crème ou de pansement : la formulation peut être déclinée sous plusieurs formes, gel, crème et pansement. Les chercheurs espèrent pouvoir démarrer les essais cliniques dans les 3 à 5 prochaines années.

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