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INFERTILITÉ : Le stress chronique à l'adolescence peut l'expliquer à l'âge adulte

Actualité publiée il y a 1 semaine 2 jours 7 heures
European Congress of Endocrinology
Le stress chronique à l'adolescence peut entraîner une infertilité à l'âge adulte (Visuel Adobe Stock 422149829)

Le stress chronique à l'adolescence peut entraîner une infertilité à l'âge adulte, conclut cette étude préclinique, présentée à l’European Congress of Endocrinology. La recherche confirme ainsi la responsabilité du stress dans de nombreux cas d’infertilité et engage à développer de futures stratégies de prévention pour les enfants et les adolescents, afin de réduire ces effets néfastes sur la reproduction, mais pas seulement.

 

On sait que les niveaux d’hormones fluctuent de manière pathologique avec le stress, qui peut provoquer une quantité excessive ou insuffisante d’une hormone dans le sang. Ce déséquilibre hormonal a un impact négatif sur la puberté et le système reproducteur, avec des effets sur la libido, la fonction d'ovulation et la production de spermatozoïdes. Cependant, peu de recherches ont porté sur les effets à long terme du stress chronique, chez l’adolescent, sur la reproduction plus tard dans la vie.

 

L’étude menée par des scientifiques de l'Académie nationale des sciences médicales d'Ukraine a examiné des souris mâles et femelles âgés de 6 mois, après en avoir placé individuellement environ la moitié dans des espaces clos pendant une heure chaque matin pendant 2 semaines et au cours de la période de la vie correspondant à l’adolescence, chez l’Homme. L’expérience montre que :

 

  • les mâles exposés à un stress modéré et répété pendant l'adolescence ont une fertilité réduite ;
  • les femelles exposées à un stress modéré et répété pendant l'adolescence ont une maturité sexuelle retardée ;
  • les mâles exposés se développent globalement plus lentement ;
  • chez ces mâles exposés, le nombre de spermatozoïdes est réduit de 26 %, certains spermatozoïdes sont mal formés, accusent une baisse de motilité et le processus respiratoire des spermatozoïdes essentiel pour leur énergie est ralenti ;
  • enfin, les mâles exposés présentent des niveaux de corticostérone divisés par 2, la corticostérone  étant la principale hormone du stress chez les souris, équivalente au cortisol chez les humains.

 

Une explication biologique : « Même un stress modéré et répétitif à l'adolescence a un impact négatif à long terme considérable sur le système reproductif », résume l’auteur principal, le professeur Aleksander Reznikov. Nos analyses révèlent que la peroxydation lipidique, un processus au cours duquel des oxydants comme les radicaux libres attaquent les membranes lipidiques des cellules et finissent par les endommager, est considérablement augmentée, dans les ovaires et les testicules des souris exposées ».

 

C’est donc un nouvel effet biologique du stress en début de vie sur la santé qui vient d’être documenté, qui confirme la nécessité des stratégies de prévention contre le stress, sans oublier les enfants et les adolescents.

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