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ISO, PLAIES INFECTÉES : Des diodes électroluminescentes contre les infections à SARM

Actualité publiée il y a 1 année 2 semaines 4 jours
ACS Infectious Diseases
La thérapie photodynamique implique un composé photosensibilisateur qui peut être activé par la lumière visible pour tuer les cellules malades ou les bactéries.

Ces bioingénieurs de l’Université Purdue (Indiana) imaginent un nouveau moyen pour lutter contre les infections à Staphylococcus aureus résistant à la méthicilline (SARM), l'un des 6 agents pathogènes identifiés par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme menaces imminentes pour la santé publique : un réseau de diodes électroluminescentes simple et sans danger pour la peau humaine. Un nouveau dispositif documenté dans la revue ACS Infectious Disease qui met à l’honneur la thérapie photodynamique pour traiter les infections.

 

Toute personne peut contracter le SARM à la suite d'un contact avec une plaie infectée ou via des objets comme des serviettes ou des rasoirs contaminés. Ainsi, les patients hospitalisés sont particulièrement vulnérables aux infections à SARM en particulier post-chirurgie. Alors que le SARM répond mal à plusieurs antibiotiques, cette équipe suggère que la thérapie photodynamique antimicrobienne pourrait offrir une alternative prometteuse aux antimicrobiens pour lutter contre le SARM dans les plaies infectées.

 

La thérapie photodynamique implique un composé photosensibilisateur qui peut être activé par la lumière visible pour tuer les cellules malades ou les bactéries. Sn efficacité a déjà été cliniquement démontrée dans la lutte contre le cancer mais pas encore pour traiter les infections à SARM.

 

Le photosensibilisateur développé à Purdue s'appelle « Ga-PpIX » et est un analogue de l'hème, la molécule responsable du transport de l’oxygène dans la circulation sanguine. Il se trouve que Ga-PpIX peut être englouti par les souches de SARM en quelques secondes, ce qui permet d’entraîner leur inactivation rapide à l'aide d'une simple matrice à diodes électroluminescentes (DEL). L’étude utilise une plaque à 96 puits activé ici par un réseau de diodes électroluminescentes (Visuel 2).

La technologie est aujourd’hui brevetée par le Purdue Office of Technology Commercialization, et les chercheurs recherchent des partenaires financiers pour continuer à développer des applications pratiques.

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