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L’analyse des échecs permet de réduire son STRESS

Actualité publiée il y a 1 année 7 mois 3 jours
Frontiers in Behavioral Neuroscience
Consigner par écrit un échec du passé peut permettre d’aborder le « prochain » facteur de stress comme moins stressant

Le stress aigu peut nuire à la performance. Cependant l’analyse de ses échecs peut aussi, en contribuant à réduire le stress, améliorer les performances futures. Cette étude, présentée dans la revue Frontiers in Behavioral Neuroscience, montre pour la première fois qu'écrire de façon critique sur les expériences du passé permet de réduire significativement ses réponses au stress, à opérer de meilleurs choix et à atteindre de meilleures performances sur les tâches ou épreuves stressantes ou anxiogènes qui nous attendent.

 

Il a déjà été suggéré que la rédaction d'événements stressants ou d’échecs passés, améliore le fonctionnement cognitif et la performance, en particulier pour les tâches qui nécessitent une attention soutenue. Cependant, le process qui explique cet effet bénéfique de réduction du stress et d’augmentation de la performance reste mal compris. Cette expérience évalue les effets d'un stress psychosocial aigu sur la performance de l’attention et sur la libération de l’hormone de stress cortisol. Les auteurs regardent également comment l’écriture peut réduire les effets néfastes du stress, à la fois sur la performance et la réponse physiologique.

 

Les psychologues de la Rutgers University (Newark), de l'Université de Pennsylvanie et de l'Université Duke (Caroline du Nord) ont invité un premier groupe de participants à écrire sur des échecs passés et un second groupe de contrôle a écrire sur un sujet quelconque non lié à des expériences personnelles. Les chercheurs ont évalué les taux de cortisol salivaire, comparables entre les groupes test et témoin au début de l'étude. Ils constatent chez les participants invités à écrire sur une expérience difficile du passé juste avant de subir un facteur de stress que :  

  • leurs réponses au stress sont atténuées : leurs niveaux de l'hormone de stress cortisol sont réduits ;
  • leur performance comportementale s’en trouve améliorée ;
  • leur mode de décision est plus prudent face à une nouvelle tâche ou épreuve stressante.

 

L’étude suggère que consigner par écrit un échec du passé peut permettre d’aborder le « prochain » facteur de stress comme moins stressant et donc réduire ses effets physiologiques et comportementaux. C’est une démonstration, écrivent les auteurs, que l'écriture et la réflexion en profondeur sur un échec améliorent la réponse au stress et la performance aux nouvelles épreuves.

 

On conseille souvent de « rester positifs » après un échec ou face à une tâche difficile. Aujourd’hui, un vaste corpus de recherches suggère que porter une attention particulière aux événements ou aux sentiments négatifs, en méditant ou en écrivant peut effectivement conduire à des résultats positifs.

En pratique clinique, cette technique peut être utile pour améliorer la performance dans de nombreux domaines, y compris avec une visée thérapeutique.

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