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Le CONFINEMENT c’est aussi plus d’obésité

Actualité publiée il y a 2 mois 1 semaine 2 jours
Obesity
Durant le confinement, les enfants obèses ont consommé plus de malbouffe, dans un contexte de moindre activité physique et de sédentarité (Visuel Fotolia 18504-7841 xs)

Dans certains foyers le confinement c’est un repas de plus par jour, c’est plus de grignotage, des apports alimentaires plus élevés et c’est déjà une hausse d’incidence de l’obésité chez de nombreux enfants, dénonce cette étude italo-américaine qui sensibilise à un autre effet collatéral des mesures de confinement liées à COVID-19. L’équipe révèle ainsi, dans la revue Obesity, que des enfants obèses ont consommé plus de malbouffe, dans un contexte de moindre activité physique et de sédentarité.

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Les chercheurs de l'Université de Buffalo ente autres instituts de recherche sensibilisent ici à un autre impact négatif, jusque-là peu évoqué, sur l'alimentation, le sommeil et l'activité physique chez les enfants en surpoids ou obèses.

L’école impose un mode de vie actif, le confinement un changement négatif

L’équipe a suivi 41 enfants en surpoids en mars et avril à Vérone et ce suivi montre que ces enfants ont pris un repas de plus par jour, ont dormi une demi-heure en plus par jour, passé près de 5 heures par jour devant les écrans et considérablement augmenté leur consommation de viande rouge, de boissons sucrées et de malbouffe. La quantité de légumes consommée est néanmoins restée inchangée. Leur activité physique a diminué de plus de 2 heures par semaine. Les résultats confirment donc un changement négatif de comportement, avec un gain de poids à la maison par rapport au suivi normal du cursus scolaire. « Un excès supplémentaire de poids qui peut ne pas être facilement réversible et va contribuer à aggraver l'obésité à l'âge adulte et ses comorbidités », soulignent les heurs.

 

Les effets du confinement vont bien au-delà du risque d’infection, commente l’auteur principal, le Dr Myles Faith, expert en obésité infantile : « Les enfants et les adolescents atteints ou à risque d’obésité sont placés avec le confinement dans un environnement défavorable pour l’adoption d’habitudes de vie plus saines. Il est essentiel de prendre également en compte ces effets collatéraux négatifs du confinement, chez les jeunes souffrant de surpoids ».

 

Vacances ou confinement riment avec prise de poids chez l’enfant : on sait déjà que les enfants et les adolescents prennent généralement plus de poids pendant les vacances d'été que pendant l'année scolaire, le même phénomène est donc constaté lorsqu’ils sont confinés à la maison. C’est un argument supplémentaire pour un retour plus rapide à l’école : « Les environnements scolaires fournissent une structure et une routine autour des heures de repas, de l'activité physique et du sommeil, 3 facteurs de mode de vie majeurs impliqués dans le risque d'obésité et plus largement dans la santé ».

 

Enfin, les chercheurs soulignent l’intérêt de programmes de télémédecine qui encouragent les familles à maintenir des choix de vie sains pendant les périodes de confinement. Une étude financée par les National Institutes of Health (NIH) teste actuellement un programme, destiné aux familles, pour prévenir l’obésité et encourager l’activité.

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