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LONGÉVITÉ: 2 variables psychologiques qui annoncent une longue vie

Actualité publiée il y a 4 années 5 mois 1 semaine
Psychological Science

Aurait-on pu penser que certaines variables psychologiques peuvent prédire le risque de décès prématuré ? C’est ce que suggère aujourd’hui cette étude de l'Université de Genève qui montre que penser vite et se sentir en forme sont deux prédicteurs extrêmement forts d’une vie plus longue et en meilleure santé. Au-delà de l’impact évident du bien-être cognitif et émotionnel sur la santé et la longévité, ces conclusions, présentées dans la revue Psychological Science, appellent les professionnels de santé à élargir leur spectre de critères d’évaluation, au-delà des facteurs médicaux ou physiologiques.

On sait bien que les maladies chroniques et les modes de vie malsains sont des facteurs de risque de décès prématuré, mais on ignorait que des traits psychologiques « positifs » ont des effets inverses. C’est ce que conclut cette étude longitudinale, menée auprès de 6.203 adultes et qui révèle certains facteurs psychologiques comme des prédicteurs encore plus forts de l’espérance de vie. Ces chercheurs de l’Unige se sont intéressés à étudier l'influence relative des variables cognitives, recueillies dans le cadre de Manchester Longitudinal Study of Cognition, une cohorte avec durée de suivi de 29 ans. Les données de performance cognitive ont été recueillies sur la base de 15 tâches différentes et dans 5 domaines de compétence : l'intelligence, la capacité d’adaptation, la mémoire verbale, la mémoire visuelle et la vitesse de traitement. Les participants ont effectué ces tâches à 4 reprises sur une période de 12 ans, ce qui a permis aux chercheurs de suivre leurs scores cognitifs au fil du temps. Enfin, la santé des participants a été évaluée avec l’échelle Cornell Medical Index qui couvre, au total,195 symptômes pathologiques liés aux différents troubles physiques et psychologiques. Enfin, les chercheurs ont également pris en compte les facteurs de mode de vie, la santé perçue, les traitements suivis, les habitudes de sommeil, les loisirs, les niveaux d’activité et les interactions sociales des participants. L’analyse statistique de toutes ces données a permis d’évaluer l'importance relative d'un total de 65 variables différentes permettant de prédire le risque de mortalité prématurée des participants.

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- S'autoévaluer en bonne santé et réfléchir vite apparaissent alors comme des indicateurs particulièrement significatifs du risque de décès chez ces personnes d'âge moyen ou âgées.


- Être une femme est confirmé comme facteur associé à une longévité accrue…

- Le tabagisme, bien évidemment, à un risque accru de décès prématuré.

Mais le point étonnant est l'influence bien plus forte de ces 2 facteurs psychologiques en comparaison des facteurs de risque médicaux connus, tels que les symptômes cardiovasculaires par exemple : « Que ces variables psychologiques soient si fortement liées au risque de mortalité est très surprenant, car beaucoup de preuves soutiennent l'hypothèse de prédicteurs de survie de nature médicale ou physiologique », conclut l'auteur principal, le Dr Aichele. Des résultats qui apportent donc des pistes utiles aux professionnels de santé, qui ont et auront toujours plus besoin d'affiner les méthodes de détection du risque de décès précoce.

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