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MAL de DOS : Une nouvelle thérapie contre la lombalgie ?

Actualité publiée il y a 2 semaines 3 jours 23 heures
Pain
Une seule dose sous-cutanée de tanezumab une fois tous les 2 mois pourrait permettre de réduire la doleur liée à la lombalgie (Visuel AdobeStock_143657343)

Ce large essai international de phase III, mené par une équipe de l'Université de Rochester pour le laboratoire Pfizer, suggère que le tanezumab, un anticorps monoclonal qui inhibe l'activité nerveuse, permet de soulager les patients souffrant de lombalgie chronique, l'une des principales causes d'invalidité dans le monde. Déjà « suggéré » dans le traitement de l’arthrose, le médicament avait été associé, lors de précédents essais, à des effets secondaires sévères au niveau articulaire. Ces effets, plus rares semble-t-il, dans le traitement de la lombalgie sans arthrose incitent à réévaluer le rapport bénéfice-risque.

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Selon les chercheurs, cette étude, multisite menée dans 8 pays d'Amérique du Nord, d'Europe et d'Asie apporte une démonstration d'efficacité de ce traitement non opioïde dans la réduction de la douleur chronique. L’auteur principal, le Dr John Markman, directeur du programme de recherche sur la douleur au département de neurochirurgie de l’Université de Rochester ajoute : « Le médicament a également permis des améliorations de la fonction liées à la réduction de la sévérité de la douleur ».

Une seule dose sous-cutanée de tanezumab une fois tous les 2 mois

Un inhibiteur du NGF : le principe d’action du médicament est d’inhiber certaines des protéines dans la circulation sanguine qui augmentent la sensibilité des cellules du système nerveux à la douleur, et en particulier, l'une de ces protéines, appelée facteur de croissance nerveuse (NGF).

 

Cet essai de phase III est mené auprès d’environ 1.800 participants souffrant de lombalgie chronique, réfractaires à au moins 3 types différents de médicaments contre la douleur, dont les opioïdes, et donc considérés comme « difficiles à traiter ». Les participants présentant des symptômes, des signes et des signes radiologiques d'arthrose modérée à sévère, un trouble communément observé chez les patients âgés souffrant de lombalgie chronique, ont été exclus de l'étude. Les participants ont été répartis pour recevoir différentes doses de tanezumab ou un placebo.

Lors de cet essai, le tanezumab n'a pas entraîné d’effets secondaires sévères « du type de ceux observés avec les opioïdes ou les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) », qui sont souvent utilisés pour traiter les lombalgies. Comme le médicament avait déjà été associé à des problèmes articulaires, parfois suffisamment sévères pour nécessiter un remplacement articulaire, les chercheurs ont suivi les participants pendant une période prolongée. Ce suivi, jusqu’à 56 semaines, montre une incidence faible ce ce type de complications. En raison de la faiblesse de ce taux, les chercheurs suggèrent que « les cliniciens pèsent les différents risques des différentes options thérapeutiques », dont l’arthrodèse lombaire ou chirurgie de fusion lombaire, l'utilisation chronique d'opioïdes ou d’AINS et ce nouveau traitement associé à une forme rare mais rapidement évolutive de problème articulaire.

Les chercheurs concluent que

« les compromis entre bénéfice et risque pourraient être différents pour la lombalgie et l’arthrose ».

NB: l’essai a été financé par le laboratoire Pfizer, fabricant du tanezumab

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