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MALADIE CARDIOVASCULAIRE : Traiter le mental peut préserver le cœur

Actualité publiée il y a 9 mois 1 semaine 6 jours
European Heart Journal
Les thérapies psychologiques, notamment par la parole peuvent contribuer à réduire le risque futur de maladies cardiovasculaires (Visuel Adobe Stock 424815866)

Les thérapies psychologiques, notamment par la parole peuvent contribuer à réduire le risque futur de maladies cardiovasculaires, en réduisant les symptômes dépressifs, souligne cette équipe de psychologues et de cardiologues de l’University College London (UCL). L’analyse, présentée dans l’European Heart Journal, réaffirme l’efficacité des thérapies cognitivo-comportementales (TCC), pour traiter la dépression mais aussi réduire le risque de ses comorbidités.

 

L'utilisation de thérapies par la parole permet en effet, dans de nombreux cas de traiter efficacement la dépression, chez les adultes plus âgés, et cette gestion des symptômes dépressifs peut être liée à une réduction du risque de maladie cardiovasculaire. Alors que les maladies cardiovasculaires, telles que les accidents vasculaires cérébraux (AVC) et les maladies cardiaques, restent la principale cause de décès dans le monde, sont responsables d’environ 1 tiers des décès soit près de 19 millions, chaque année dans le monde, il est essentiel de mieux gérer l’ensemble des facteurs qui contribuent à la prévalence croissante de ces maladies.

 

De précédentes études ont suggéré que les personnes souffrant de dépression présentent un risque accru d’environ 72 % de maladie cardiovasculaire au cours de leur vie.

Dépression et risque accru de maladie cardiovasculaire

L’étude analyse les données de 636.955 participants de plus de 45 ans ayant eu accès aux thérapies psychologiques entre 2012 et 2020 pour l'anxiété et la dépression. Ces thérapies comprennent des TCC, des conseils et une auto-assistance guidée, avec des séances dispensées en face à face individuellement ou en groupe en ligne. Les symptômes dépressifs ont été évaluées à l'aide de l’échelle PHQ-9 basée sur des facteurs tels que le manque d'intérêt à faire des choses, l’incidence de troubles du sommeil et de l’humeur. Les chercheurs ont ensuite corrélé ces scores de dépression aux résultats de santé, notamment en santé cardiovasculaire. Cette large analyse constate que :

 

  • les participants dont les symptômes de dépression se sont améliorés après une thérapie psychologique sont moins susceptibles de développer une maladie cardiovasculaire sur 3 ans de suivi ;
  • une amélioration fiable de la dépression s’avère précisément associée à une diminution de 12 % de l’incidence des maladies cardiovasculaires à un moment donné, avec des résultats similaires observés pour les maladies coronariennes, les AVC et les décès ;
  • cette association est plus forte chez les moins de 60 ans, qui présentent respectivement une diminution de 15 % du risque de maladie cardiovasculaire et une diminution de 22 % du risque de décès toutes causes ;
  • les participants, âgés de plus de 60 ans présentent une diminution de 5 % du risque de maladie cardiovasculaire et une diminution de 14 % du risque de décès toutes causes.

 

L'auteur principal, Céline El Baou, chercheur en Psychologie & Sciences du langage à l’UCL, commente ces conclusions : « Cette étude est la première à établir un lien entre les résultats de la thérapie psychologique et le risque futur de maladie cardiovasculaire. Ces résultats sont importants car ils suggèrent que les avantages de la thérapie psychologique peuvent s'étendre au-delà de la santé mentale. Ils soulignent l'importance d'accroître l'accès à ce type de thérapie notamment aux communautés les plus à risque de maladies cardiovasculaires ».

 

L’une des explications possibles pour ces bons résultats de la thérapie psychologique sur la santé cardiovasculaire, réside probablement dans des comportements de mode de vie plus protecteurs chez les participants qui observent et répondent bien à la thérapie.

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