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MALADIE de LYME : L’espoir d’une alternative aux antibiotiques

Actualité publiée il y a 2 mois 3 semaines 1 jour
Cell Chemical Biology
Cette alternative aux antibiotiques, développée à l'Université Duke s’avère prometteuse contre la bactérie Borrelia burgdoferi, responsable de la maladie de Lyme (Visuel Adobe Stock 152183833)

Cette alternative aux antibiotiques, développée à l'Université Duke, s’avère prometteuse contre la bactérie Borrelia burgdoferi, responsable de la maladie de Lyme : il s‘agit d’une approche qui a fait ses preuves contre les tumeurs cancéreuses et qui pourrait également être efficace contre certaines bactéries et autres pathogènes. L’approche, documentée dans la revue Cell Chemical Biology, pourrait permettre d'éradiquer la bactérie responsable chez les près de 14 % de personnes qui développent la maladie, au cours de leur vie.

 

La maladie de Lyme entraîne d’abord des symptômes similaires à ceux d’un syndrome grippal accompagné dans 30 à 60 % des cas, d’une plaque rouge sur la peau qui peut passer inaperçue ou s’tendre sous forme d’érythème. En l’absence de traitement antibiotique, la maladie de Lyme peut évoluer et entraîner des symptômes plus sévères dont des douleurs notamment articulaires et musculaires, une grande fatigue et jusqu’à des symptômes de type SEP et la paralysie. La maladie touche prioritairement les personnes évoluant dans la nature ou à proximité d’animaux, et dans les régions où les tiques infectées sont abondantes

 

L’étude teste ici l’approche in vitro, sur des cultures cellulaires infectées par Borrelia burgdoferi. Il s’agit précisément d’un facilitateur moléculaire appelé protéine G à haute température (HtpG), impliqué dans la protection des cellules soumises à un stress thermique. Cette famille de protéines a déjà fait l’objet de programmes de développement de médicaments contre le cancer.

 

Comment ça marche ? Le facilitateur pénètre dans la bactérie et introduit une molécule qui provoque une réponse mortelle programmée, explique l'auteur principal, Timothy Haystead, professeur de pharmacologie à la Duke et expert en biologie du cancer : « L’agent élimine ainsi les bactéries et stérilise la culture avec l’aide d’une seule dose de lumière. L’observation du processus par microscopie électronique révèle l’effondrement du chromosome ».

 

  • Les tests in vitro confirment que HtpG, armé d’un agent photosensible, est bien rapidement absorbé par les cellules de la bactérie de Lyme. Une fois « frappées » par la lumière, les cellules de la bactérie se désorganisent et finissent par s’effondrer et à mourir.

 

C’est donc la promesse d’une alternative aux antibiotiques permettant de délivrer des toxines cellulaires aux bactéries.

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