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MALADIE RÉNALE : Réduire aussi son risque par l’activité physique

Actualité publiée il y a 2 mois 2 semaines 6 jours
British Journal of Sports Medicine
Augmenter le total hebdomadaire d'activité pratiquée d’un peu plus d’1 heure permet de réduire son risque d’un tiers son risque de maladie rénale chronique (Visuel Adobe Stock 79953368)…

Des niveaux d’activité physique hebdomadaires élevés sont également liés à un risque plus faible de maladie rénale, en particulier en cas de diabète et de surpoids ou d’obésité, conclut cette équipe du Nanfang Hospital, Southern Medical University (Guangzhou). L’objectif, décrit dans le British Journal of Sports Medicine est ici d’augmenter le total hebdomadaire d'activité pratiquée d’un peu plus d’1 heure pour réduire d’un tiers son risque de maladie rénale chronique…

 

On sait que le diabète est la principale cause d’insuffisance rénale chronique, représentant 30 à 50 % de tous les cas. Le diabète et l'insuffisance rénale chronique sont associés à un risque accru de décès toutes causes confondues, multiplié par 10 ou plus, et vs diabète seul.

 

De nombreuses études ont déjà montré que l'exercice améliore les résultats de santé chez les diabétiques de type 2, cependant jusqu’à cette recherche, on ignorait les bénéfices spécifiques sur la fonction rénale, si ces avantages se poursuivent à long terme et s’ils sont cumulatifs. L’étude précise ici que parmi les facteurs majeurs qui boostent cet effet bénéfique, figure une durée minimale des séances d’activité -d’au moins supérieure à 10 minutes à la fois.

Pratiquer 1 heure de plus pour 1 tiers de risque en moins !

Cette association vaut principalement chez les personnes en surpoids/obèses atteintes de diabète de type 2., précisent les chercheurs, mais pas seulement.

 

L’étude analyse les données de l’essai américain Look AHEAD, un essai contrôlé randomisé multicentrique ayant comparé les résultats cardiovasculaires d'une intervention intensive sur le mode de vie avec un soutien et une éducation standard en matière de diabète. Cet essai est mené auprès de 5.145 participants en surpoids ou obèses atteints de diabète de type 2. La nouvelle analyse, qui a porté sur un sous-groupe de 1.746 participants âgés en moyenne de 58 ans, révèle que :

 

  • le total hebdomadaire moyen d’activité physique modérée à vigoureuse était, pour ces participants,  de 329 minutes ;
  • le montant accumulé en périodes de moins de 10 minutes, 267 minutes ;
  • le montant accumulé en séries de 10 ou plus était de 41 mn.
  • au cours du suivi de 12 ans, environ 1 participant sur 3 (567) a évolué vers une maladie rénale chronique ;
  • les participants qui pratiquaient une activité physique modérée à vigoureuse chaque semaine, de 329 à 469 minutes, s’avèrent significativement moins susceptibles de développer une maladie rénale chronique vs ceux pratiquent moins, soit moins de 220 minutes ;
  • une moyenne hebdomadaire cumulée plus élevée s’avère associée à un risque réduit de 9 % toutes les 100 minutes de pratique, et à un risque réduit de 19 % lorsque les séances d’activité ou d’exercice sont d’au moins 10 mn ;
  • augmenter sa pratique hebdomadaire d’au moins 1 heure (précisément 63 minutes +) est associé à une réduction de 33 % du risque de maladie rénale chronique ;
  • parmi les principales conditions d’amélioration, on retient des séances ou périodes d’activité physique d’une durée supérieure à 10 minutes.

 

Il s’agit d’une étude observationnelle qui ne démontre donc pas la relation de cause à effet. Cependant les chercheurs concluent : « Ces résultats sont en ligne avec les preuves selon lesquelles une activité physique régulière a des effets anti-inflammatoires directs et peut favoriser le contrôle glycémique, améliorer la sensibilité à l’insuline, la tension artérielle, les profils lipidiques et d’autres facteurs de risque métaboliques et cardiovasculaires, qui sont tous des facteurs de risque métaboliques et cardiovasculaires associés à la fonction rénale ».

 

En conclusion, l’activité physique modérée à vigoureuse permet de freiner une progression éventuelle vers la maladie rénale chronique. D’ailleurs, soulignent les chercheurs, l’association est presque linéaire, ce qui suggère que les personnes atteintes de diabète devraient être encouragées à s’engager toujours plus dans l’exercice pour optimiser aussi ce bénéfice.

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