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MALADIES NEURODÉGÉNÉRATIVES : Des nanoparticules qui montent à la tête

Actualité publiée il y a 1 semaine 1 jour 18 heures
Journal of Controlled Release
Ces nouvelles nanoparticules, qui injectées par intraveineuse savent voyager dans le sang et se déposer autour des vaisseaux cérébraux (Visuel Fotolia)

Le grand défi pour traiter les maladies neurodégénératives est de « trouver » la bonne molécule mais aussi de trouver le moyen de passer cet obstacle que constitue la barrière hémato-encéphalique. Cette équipe de l’Institut canadien de la recherche scientifique (INRS) a conçu de telles particules, qui injectées par intraveineuse savent voyager dans le sang et se déposer autour des vaisseaux cérébraux. Ces nanoparticules documentées dans le Journal of Controlled Release pourront être utilisées pour délivrer des médicaments au cerveau.

 

La barrière hémato-encéphalique est le principal obstacle au traitement des maladies neurodégénératives telles que la maladie d'Alzheimer et la maladie de Parkinson. Jean-Michel Rabanel, chercheur postdoctoral et le Pr Charles Ramassamy ont développé des nanoparticules aux propriétés spécifiques capables de passer l’obstacle avant d’être capturées et absorbées par les cellules neuronales.

De nouvelles perspectives de libération directe de médicaments dans le cerveau.

Il s’agit en fait d’une technologie révolutionnaire aux implications considérables, étant donné la prévalence croissante des maladies neurodégénératives. D’autant, qu’en règle générale, il est nécessaire d’utiliser des doses élevées pour qu’une petite quantité seulement de médicament pénètre dans le cerveau. Ce qui reste dans la circulation sanguine entraîne des effets secondaires importants. Des effets secondaires qui nuisent à l’observance des patients qui arrêtent le traitement.

 

Moins d’effets secondaires, c’est la deuxième promesse de ces nanoparticules, qui encapsulent les médicaments et se montrent efficaces à la fois in vitro, sur des cellules cultivées, puis in vivo chez le poisson zèbre. Un modèle adapté à ce type de recherche en raison de la similitude de sa barrière hémato-encéphalique à celle de l'homme et de sa peau transparente qui permet aux chercheurs de suivre la distribution des nanoparticules en temps réel. In vivo, les chercheurs observent ainsi le franchissement de la barrière hémato-encéphalique. Ils confirment également l'absence de toxicité des nanoparticules sélectionnées.

 

A la base de ces nanoparticules, l'acide polylactique (PLA), un matériau biocompatible et facilement éliminé par l'organisme. Une couche de polyéthylène glycol (PEG) recouvre ces nanoparticules et les rend invisibles pour le système immunitaire, leur permettant de circuler plus longtemps dans la circulation sanguine.

 

Les tests en laboratoire se poursuivent avec l’objectif de prochaines applications cliniques pour le traitement des différentes formes de neurodégénérescence.

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