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MÉLANOME : Il existe un petit groupe de patients à très faible risque de décès

Actualité publiée il y a 1 année 2 mois 2 semaines
Cancer
Un sous-ensemble de patients atteints de mélanome précoce qui encourt un risque extrêmement réduit de mourir de la maladie (Visuel Adobe Stock 62219879)

Ces dermatologues de de l'Université de Californie Los Angeles (UCLA) identifient un sous-ensemble de patients atteints de mélanome précoce qui encourent un risque extrêmement réduit de mourir de la maladie. Ces nouvelles données, présentées dans la revue Cancer, suggèrent que certains patients actuellement diagnostiqués « avec mélanome » pourraient, en fait, « se contenter » d’une résection précoce. Enfin, ces résultats vont aider les cliniciens à déterminer quels patients avec mélanome, ont un très faible risque de décès.

 

Bien que le mélanome soit le cancer de la peau le plus grave, la plupart des patients ont aujourd’hui des chances élevées de survivre à la maladie. Alors qu’un grand nombre de cas sont « surdiagnostiqués » chez des patients qui, finalement, ne développent aucun symptôme, l’équipe de l’UCLA s’est mise en recherche des caractéristiques spécifiques à ces cas non évolutifs. Les chercheurs identifient un sous-ensemble de patients atteints de mélanome à stade précoce, au sein duquel presqu’aucun décès lié au mélanome n’a été recensé. Ces cas mieux documentés constituent une grande partie « des surdiagnostics ».  

 

L'étude : l’auteur principal, le Dr Megan M. Eguchi et son équipe ont analysé les données de patients référencés dans la base américaine SEER (U.S. Surveillance, Epidemiology, and End Results), diagnostiqués en 2010 et 2011 avec un mélanome de stade 1 d'une épaisseur de 1,0 mm ou moins, non propagé aux ganglions lymphatiques. Les chercheurs ont pu ainsi développer un modèle permettant d’identifier les patients présentant un très faible risque décès de leur mélanome dans 7 ans ainsi que ceux présentant un risque de décès plus élevé. Parmi les 11.594 participants,

 

  • le taux global de mortalité sur 7 ans par mélanome s’élève à 2,5 % ;
  • un sous-ensemble de 25 % des participants présente un risque inférieur à 1 % ;

  • ces patients ont tendance à être plus jeunes et leurs cancers sont minimalement invasifs ;
  • moins de 1 % des participants, plus âgés, présentent des tumeurs légèrement plus avancées mais également considérées comme à faible risque selon les critères du modèle. Cependant, dans la réalité le taux de décès à 7 ans dans ce sous-groupe a dépassé les 20 %...

 

Néanmoins, le modèle permet d’identifier un sous-ensemble de patients atteints de mélanome à très faible risque de décès à l'aide de quelques facteurs de risque standard. C’est un premier point de départ pour de futures recherches qui va permettre d’éviter un grand nombre de « surtraitements ».

« Étant donné le très faible risque de décès par mélanome associé à certains des cas identifiés dans cette étude, il serait peut-être opportun de nommer de manière spécifique ces cas, par exemple comme

« tumeurs mélanocytaires à faible potentiel malin »,

ce qui faciliterait la prise en charge pour les cliniciens et pourrait également rassurer les patients atteints".

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