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MICROBIOTE et FORCE MUSCULAIRE : Et si on parlait d’axe musculo-intestinal ?

Actualité publiée il y a 1 mois 4 jours 5 heures
Experimental Gerentology
Le microbiome intestinal joue également un rôle dans les mécanismes liés à la force musculaire chez les personnes âgées

Le microbiome pourrait être impliqué dans les mécanismes liés à la force musculaire chez les personnes âgées, révèle cette étude qui identifie des différences dans la composition du microbiote intestinal chez les adultes physiquement actifs vs plus sédentaires. L’équipe de la Tufts University démontre de plus, dans la revue Experimental Gerentology, qu’il est possible de transférer certains de ces effets musculaires associés au microbiote.

 

Son rôle clé est de mieux en mieux documenté dans la santé et le risque de maladies physiques et mentales, avec le concept plus récent d’axe intestin-cerveau. Mais le microbiome intestinal joue également un rôle dans les mécanismes liés à la force musculaire chez les personnes âgées. On parle dès lors d’axe musculo-intestinal.

Le microbiote influe aussi sur les muscles, c’est "l’axe musculo-intestinal"

Cette relation entre le microbiote intestinal, la masse musculaire et la fonction physique, est, tout comme l’axe intestin-cerveau, un axe de recherche émergent, l’influence du microbiote intestinal sur de nombreux aspects de la santé étant aujourd’hui bien documentée. Les quelques études sur le sujet ont été menées sur la souris et chez les adultes plus jeunes, ici, les chercheurs de Boston explorent ce lien chez les adultes plus âgés.

 

Activité, muscle et microbiote : ici l’équipe compare les bactéries des microbiomes intestinaux de 18 adultes âgés présentant une fonction physique élevée et une composition corporelle favorable (taux de masse maigre plus élevé, taux de masse grasse plus faible), avec 11 adultes plus âgés (70 à 85 ans) présentant une déficience physique ainsi qu’une fonction et une composition corporelle moins favorable. Ils mesurent la fonction des membres inférieurs, la mobilité et la force chez les participants adultes. L’analyse révèle des différences dans les profils bactériens entre ces deux groupes : précisément, des taux plus élevés de Prevotellaceae, Prevotella, Barnesiella et Barnesiella intestinihominis, des bactéries bénéfiques chez les adultes les plus actifs.

 

Microbiote et force musculaire : des différences bactériennes similaires sont constatées lorsque des souris sont colonisées avec des échantillons fécaux des deux groupes de participants. La force de préhension est augmentée chez les souris colonisées avec des échantillons provenant d’adultes plus performants, suggérant un rôle du microbiome intestinal dans les mécanismes liés à la force musculaire. En revanche, durant la période d’intervention -relativement courte- aucune différence significative n’est constatée dans la composition corporelle ou la capacité d'endurance. Mais ces données méritent d'être approfondies.

 

Le rôle des bactéries intestinales dans le maintien de la force musculaire chez les personnes âgées commence à être bien documenté, souligne l’auteur principal, le Dr Michael Lustgarten, chercheur au laboratoire Human Nutrition Research Center on Aging de Tufts : « en menant une intervention pour augmenter les niveaux de Prevotella dans le microbiote intestinal, nous nous attendons à voir une augmentation de la force musculaire. Le rôle de Prevotella dans le maintien de la force musculaire chez les personnes âgées est un domaine qui mérite d’être exploré ».

 

Avec l’âge, la composition corporelle, la force musculaire et la masse maigre diminuent. L'identification des différences entre les bactéries présentes dans les groupes de personnes âgées à très bon vs faible fonctionnement, nous permet de mieux cerner un microbiome intestinal sain au cours d’un vieillissement en bonne santé.

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