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MICROBIOTE INTESTINAL : Il peut aussi prédire le risque d’hospitalisation

Actualité publiée il y a 1 mois 3 semaines 4 jours
Journal of Clinical Investigation
L’équilibre relatif entre les bactéries pathogènes et non pathogènes dans le microbiome intestinal est un prédicteur relativement précis du risque d’hospitalisation.

Les microbes intestinaux ou notre microbiote, finalement représentatifs de notre état de santé général, pourraient contribuer à prédire le risque d'hospitalisation. Les chercheurs de l'Université George Mason démontrent ici, chez des patients atteints de cirrhose, que l’équilibre relatif entre les bactéries pathogènes et non pathogènes dans le microbiome intestinal est un prédicteur relativement précis du risque d’hospitalisation. Ces travaux, présentés dans le Journal of Clinical Investigation mettent tout particulièrement en évidence, le lien entre le microbiome intestinal et l'inflammation, qui mène souvent à l'infection.

 

L’idée derrière cette recherche est de pouvoir prévenir une partie des hospitalisations, en de leur coût et, dans ce cas précis, celles liées à la cirrhose, explique l'auteur principal, le Dr Jasmohan Bajaj de la Virginia Commonwealth University. Il rappelle que la cirrhose est un bon exemple, car une cause majeure de l'augmentation des dépenses de santé en raison des hospitalisations associées.

 

L’hypothèse de départ est que l’une des principales sources d'inflammation chez les patients atteints de cirrhose ou chez les personnes obèses est constituée par les bactéries pathogènes. Les chercheurs ont donc examiné les microbes intestinaux pour identifier d’éventuels marqueurs de cette inflammation. L’étude montre précisément que l'analyse de l'ADN et de l'ARN microbiens pourrait être utilisée avec les méthodes cliniques actuelles pour prédire avec plus de précision les hospitalisations à 90 jours. L'analyse de l'ADN microbien identifie les espèces bactériennes vivantes et mortes, tandis que l'analyse de l'ARN microbien identifie les espèces microbiennes les plus métaboliquement actives.

 

L'analyse de l'ADN et de l'ARN s'avère plus efficace à prédire l'hospitalisation, lorsque combinée au test sanguin prédictif standard que le test sanguin seul. De plus, les analyses de l'ADN et de l'ARN identifient les mêmes bactéries bénéfiques mais des bactéries pathogènes différentes. Elles sont donc bien complémentaires.

L'équipe se prépare à un essai multicentrique avec un consortium de centres de recherche nord-américains qui doit l'efficacité de l'analyse microbienne dans la prédiction de l’hospitalisation liée à la cirrhose.

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