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NATURE : Des espaces verts et bleus pour protéger le cerveau

Actualité publiée il y a 1 année 2 mois 3 semaines
AAN
Vivre à proximité des parcs ou de points d’eau semble apporter quelques bénéfices à la santé cérébrale (Visuel Adobe Stock 313540527)

Vivre à proximité des parcs ou de points d’eau semble apporter quelques bénéfices à la santé cérébrale, selon cette étude présentée lors de la 75è Réunion annuelle de l’American Academy of Neurology. La recherche révèle une réduction de la détresse psychologique et plus de bien-être et de satisfaction de la vie, chez les participants vivant à proximité « d’espaces verts et bleus ».

 

L’équipe de neurologues et psychologues de la Washington State University a défini la détresse psychologique grave comme un problème de santé mentale nécessitant un traitement avec une baisse de capacité à poursuivre son activité professionnelle, ses études ou des interactions sociales normales. L’objectif de la recherche était, en l’absence de méthodes de prévention ou de traitements efficaces pour les troubles cognitifs et la démence, d’identifier des facteurs favorables à un vieillissement cérébral et cognitif en bonne santé.

 

L'étude a suivi 42.980 personnes âgées de 65 ans ou plus vivant dans des zones urbaines de l'État de Washington. Les chercheurs ont évalué, pour chaque participant, la proximité de la résidence, des espaces verts et bleus. Les espaces verts ont été définis comme des parcs publics, des jardins communautaires et des cimetières. Les espaces bleus comme des « points » naturels d'eau tels que les lacs, les réservoirs, les fleuves et rivières, la mer. Les participants ont renseigné par questionnaire leurs niveaux et symptômes de détresse psychologique (notamment de dépression et d'anxiété). L’analyse révèle que :

 

  • environ 2% des participants souffrent de détresse psychologique sévère ;
  • sur l'ensemble des participants, 70 % vivaient à moins d'un km d'un espace vert et 60 % vivaient à moins d'un km d'un espace bleu ;
  • parmi les personnes qui vivaient à moins d'un km des espaces verts ou bleus, 1,3% souffraient de détresse psychologique grave vs 1,5% des personnes qui vivaient plus loin de ces espaces naturels ;
  • si la différence peut paraître minime à première vue, elle équivaut à

un risque réduit de 17 % pour les participants vivant plus à proximité d'espaces verts et bleus.

L’objectif reste de sensibiliser les politiques de santé publique et de l’importance de localiser les quartiers de résidence à proximité d’espaces naturels -et le plus loin des zones exposées à la pollution atmosphérique et sonore.

 

Un facteur plus critique encore pour les établissements de soins de longue durée pour les patients plus âgés.  

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