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NEUROBIOLOGIE : Comment aider l'autre améliore sa propre santé

Actualité publiée il y a 11 mois 3 semaines 2 jours
Psychosomatic Medicine
Apporter son aide entraîne des effets neurobiologiques bénéfiques, et illustre « le lien bien connu entre les liens sociaux et la santé », écrivent les auteurs.

Apporter son aide entraîne des effets neurobiologiques bénéfiques, et illustre « le lien bien connu entre les liens sociaux et la santé », écrivent les auteurs. « Offrir son soutien ciblé à une personne identifiable et dans le besoin est associé à une activité réduite de l'amygdale », démontre ainsi cette étude de l’Université de Pittsburgh, présentée dans Psychosomatic Medicine, qui contribue à décrypter le processus sous-jacent et la « voie neuronale » par laquelle le soutien améliore la santé.

 

Apporter un soutien social « ciblé » à d'autres personnes dans le besoin active les zones cérébrales impliquées dans la prise en charge parentale. En comparaison, fournir un soutien « non ciblé » tel que son concours à des organismes de bienfaisance n’entraine pas les mêmes effets neurobiologiques, selon les chercheurs Tristen K. Inagaki et Lauren P. Ross, de l’Université de Pittsburgh. « Nos résultats soulignent les bénéfices uniques associés à l’apport d’un soutien ciblé et contribuent à élucider les voies neurales par lesquelles le soutien peut mener à la santé ».

 

 

  • 2 expériences sont ici menées pour évaluer les réponses du cerveau à différents types de soutien social. Dans la première étude, 45 volontaires accomplissent une tâche de « soutien » : ils sont invités à gagner des récompenses pour une personne proche dans le besoin (soutien ciblé), ou encore au profit d’une œuvre caritative (soutien non ciblé) ou pour eux-mêmes. L’expérience montre que les participants se sentent plus connectés socialement et plus efficace dans leur démarche en cas de soutien social ciblé.
  • Les sujets ont ensuite subi une évaluation émotionnelle comprenant un examen IRM fonctionnel pour évaluer l'activation de zones cérébrales spécifiques lors du soutien social. Le soutien se révèle lié à une activation accrue du striatum ventral (VS) et de la zone septale (SA), des zones impliquées dans la parentalité. Cependant, lorsque le soutien est ciblé, seul le septum s’active alors que l’activité diminue dans l’amygdale, une zone associée aux réactions de peur et de stress. Le soutien ciblé s’avère donc associé à un état d’apaisement, propice à la santé.
  • Une seconde expérience est menée auprès de 382 participants ayant renseigné leur propension à offrir leur soutien, et ayant passé un examen par IRM fonctionnel au cours d’une tâche d'évaluation émotionnelle. Encore une fois, une activité réduite dans l'amygdale est associée au soutien ciblé alors qu’offrir un soutien non ciblé n'est définitivement pas lié à l'activité de l'amygdale.

 

Cette étude identifie ainsi, pour la première fois une voie neuronale par laquelle le soutien influe sur la santé. « Les humains se nourrissent des relations sociales mais bénéficient aussi de leur action au service du bien-être des autres ». Le soutien social entraine des effets positifs sur le cerveau et donc des bénéfices physiques et mentaux.

 

Nous aidons les autres, directement ou indirectement, aussi parce que cela « fait du bien ».

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