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NUTRITION INFANTILE : L'approche dirigée par le bébé réduit-t-elle son risque de surpoids ?

Actualité publiée il y a 2 années 4 mois 5 jours
JAMA Pediatrics
La petite enfance est le moment de prendre les bonnes habitudes alimentaires

Faut-il laisser le petit enfant contrôler sa consommation alimentaire (complémentaire) en se nourrissant d'aliments solides de son choix, au lieu d'une alimentation traditionnelle à la cuillère dispensée par les parents ou les éducateurs ? Cette étude d’une équipe de l'Université d'Otago (Nouvelle-Zélande) semble suggérer qu’une telle approche ne permet pas de réduire le risque de surpoids à l'âge de 2 ans. Mais ses conclusions présentées dans le JAMA Pediatrics révèlent un bénéfice collatéral, un comportement plus équilibré de l'enfant à l'égard de la nourriture avec parfois à la clé, une réduction de l’apport alimentaire.

Des niveaux plus élevés de satiété, moins de « vivacité » alimentaire : Les chercheurs ont suivi 206 femmes, âgées en moyenne de 31 ans, dont 105 bénéficiaient du soutien d'un consultant en lactation dans l’objectif de prolonger l'allaitement maternel exclusif et de retarder l'introduction d'aliments complémentaires jusqu'à l'âge de 6 mois, âge auquel les nourrissons peuvent être considérés comme prêts à commencer à s’auto-alimenter. Leur étude constate qu’une approche axée sur le bébé pour l'alimentation complémentaire ne semble pas améliorer l'autorégulation de l’apport énergétique ou du poids corporel par rapport aux pratiques d'alimentation plus traditionnelles. Cependant, l’équipe observe certains avantages dans les comportements de l’enfant à l'égard de la nourriture. Ces comportements décrits comme plus équilibrés induisent dans certains cas une réduction de l’apport alimentaire. Précisément, les mères ont été réparties pour recevoir ce conseil en lactation (n=105) ou des conseils standards (groupe témoin : n=101. L’analyse montre que :

-l'IMC des enfants n’est pas très différent à 12 mois et à 24 mois ;

-à 24 mois, 5 des 78 nourrissons (6,4%) s’avèrent en surpoids dans le groupe témoin vs 9 des 87 (soit 10,3%) dans le groupe d’intervention ;

-des niveaux plus élevés de satiété, moins de « vivacité » alimentaire et une plus grande « jouissance » des aliments est constatée chez les bébés du groupe intervention, à l’âge de 12 mois.

-Enfin, les différences estimées d'apport énergétique (intervention vs témoin) sont de 10 Kcal à 12 mois et de 35 Kcal à 24 mois.

Bref, une approche alimentaire « dirigée » par le bébé n'a pas beaucoup d’impact sur l’IMC qu’une alimentation traditionnelle à la cuillère mais semble favoriser une autre relation, plus équilibrée de l’enfant à la nourriture. Certes l’échantillon était ici trop petit et relativement favorisé sur un plan socioéconomique…Ces résultats devront donc être confirmés sur un plus grand nombre d’enfants.

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