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OBÉSITÉ : De l'insuline intranasale pour supprimer la faim

Actualité publiée il y a 2 années 5 mois 1 semaine
Scientific Reports
L'insuline intranasale est un outil prometteur pour supprimer la sensation de faim

La sensibilité cérébrale à l'insuline est un lien important entre le métabolisme et le dysfonctionnement cognitif. L'insuline intranasale est un outil prometteur pour étudier l'action centrale de l'insuline chez l'homme. Cette étude qui a évalué les effets de l'insuline intranasale sur la connectivité fonctionnelle du cerveau chez les jeunes adultes dont certains en surpoids et atteints d’obésité, montre que l’insuline intranasale peut, en modifiant la connectivité fonctionnelle de l'hippocampe supprimer la sensation subjective de faim. Une expérience présentée dans les Scientific Reports qui ouvre une double voie thérapeutique en fait, contre l’obésité et le diabète aussi.

Le comportement alimentaire et le sentiment subjectif de faim sont régulés par toute une variété d'hormones. L'hormone insuline joue un rôle très particulier parce qu'elle n'est pas seulement active dans le corps, mais aussi dans le cerveau. Les scientifiques du Helmholtz Zentrum München à l'Université de Tübingen précisent ici les zones du cerveau dans lesquelles l’hormone est active, décryptent ces fonctions ainsi que l’influence e l’insuline sur la sensation subjective de faim. Pour mieux comprendre ces mécanismes, l’équipe a administré l'insuline par voie intranasale à de jeunes adultes en bonne santé, dont 25 patients maigres, 10 en surpoids et 12 obèses (répartis pour recevoir soit l’insuline soit un placebo). L'activité du cerveau a été observée et enregistrée IRMF.

Chez tous les participants, minces ou en surpoids, l'insuline intranasale améliore la connectivité fonctionnelle dans les régions préfrontales du réseau de mode par défaut, un ensemble de zones cérébrales activées lorsque le sujet est au repos et n'effectue aucune tâche. Cette zone est au cœur des processus cognitifs. En outre, la connectivité fonctionnelle entre le réseau de mode par défaut et l'hippocampe ainsi que l'hypothalamus est renforcée.

Ces changements dans le cerveau influencent le comportement alimentaire et modifient la relation entre l'adiposité et la sensation de la faim. En fait, les personnes présentant du tissu adipeux viscéral en excès, ont une sensation accrue de faim. La connectivité induite par l'insuline supprime la relation entre le tissu adipeux et le sentiment de faim subjectif.

L'insuline dans le cerveau améliore l'effet de l'hormone dans le corps : les participants à connectivité fonctionnelle accrue induite par l'insuline dans le réseau de mode par défaut, bénéficient aussi d’une plus grande sensibilité à l'insuline dans le corps. Un bon point contre le diabète de type 2.

Ainsi, l'insuline intranasale, qui cible le cerveau, peut contribuer à réguler les comportements alimentaires, faciliter la perte de poids et contrecarrer -en toute logique- le développement du diabète de type 2.

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