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OBÉSITÉ et GROSSESSE : Contrôler son poids en toute sécurité, c'est possible et recommandé

Actualité publiée il y a 2 années 1 mois 3 semaines
Obesity
Oui, les femmes enceintes obèses ou en surpoids peuvent contrôler en toute sécurité leur prise de poids grâce au régime alimentaire et à l'exercice.

A la décharge des futures mères, les conseils des médecins concernant la prise de poids pendant la grossesse ont varié considérablement d'une décennie à l'autre. Aujourd’hui, les études montrent qu’il est recommandé d’aborder la grossesse, au stade même du projet de conception, avec un poids de santé, et qu’il peut donc être nécessaire de modifier son régime alimentaire et son mode de vie bien avant la grossesse pour réduire les complications. Cette étude menée à la Northwestern Medicine et d’autres universités américaines, soutient, dans la revue Obesity, que les femmes enceintes obèses ou en surpoids peuvent contrôler en toute sécurité leur prise de poids grâce au régime alimentaire et à l'exercice.

 

Toujours trop de femmes déjà en surpoids ou obèses prennent encore du poids en excès pendant la grossesse, augmentant encore un risque déjà accru de complications graves pour elles-mêmes et leurs bébés. Les US National Institutes of Health (NIH) ont donc soutenu plusieurs essais portant sur différentes interventions en matière d'alimentation et d'exercice. C’est la plus vaste série d’essais aux États-Unis menée, visant à cibler la prise de poids chez les femmes en surpoids et obèses. Ces essais ont porté sur différents groupes socioéconomiques afin que leurs résultats puissent être généralisables en population. Globalement, la recherche est importante car elle conclut, preuves à l’appui, que les femmes peuvent modifier leurs comportements pour mieux contrôler leur prise de poids pendant la grossesse.

 

Des recommandations différentes au fil du temps : les conseils que les médecins ont donnés aux femmes sur la prise de poids pendant la grossesse ont varié considérablement d'une décennie à l'autre :

  • dans les années 50, les médecins demandaient souvent à leurs patientes de ne pas gagner plus de 7 kilos ;
  • à la fin des années 70 et au début des années 80, les mères ne prenaient pas assez de poids et avaient de petits bébés, ce qui pouvait entraîner des problèmes de développement. Les médecins ont donc ensuite encouragé les femmes à prendre plus de poids ;
  • les femmes ont commencé ainsi à prendre du poids de manière excessive et, au début des années 2000, les médecins ont commencé à remarquer que la prise de poids excessive pendant la grossesse était associée à certaines complications de la grossesse et des augmentations de risque d'obésité et de diabète chez les enfants.

 

 

7 essais menés par 7 équipes débutant au deuxième trimestre de grossesse jusqu’à la naissance ont invité les participantes à différentes interventions basées sur des changements de mode de vie. Toutes les interventions cependant comportaient une amélioration de la qualité de l'alimentation, une réduction des apports caloriques, une augmentation de l’l'activité physique et le développement de stratégies comportementales dont l'autosurveillance de ces différentes mesures de mode de vie.

 

2 kilos en moins, c’est déjà bien : la réduction de prise de poids obtenue en moyenne avec ces interventions est d’un peu moins de 2 kilos, ce qui n’est pas négligeable. Cependant, à ce stade, ce n’est pas suffisant pour réduire les risques de complications dont de complications obstétricales, de césarienne, de diabète, d’hypertension et de prééclampsie, ou encore d’influer sur le poids de naissance du bébé. Cependant, la plupart de ces interventions ont été testées au deuxième trimestre de grossesse : « Pour réduire le risque de complications obstétricales, il faudrait sans doute modifier le mode de vie avant ou immédiatement après la conception ».

 

Des effets bénéfiques à plus long terme chez les nourrissons ? Les chercheurs espèrent en effet ave des interventions plus précoces une diminution d’incidence de l'obésité et autres troubles métaboliques chez les enfants.

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