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OBÉSITÉ : Et si, à elle seule elle n'augmentait pas le risque de décès ?

Actualité publiée il y a 8 mois 1 semaine 5 jours
Clinical Obesity
Cette étude nous incite à changer la façon dont nous pensons à l'obésité et à la santé.

Est-ce une nouvelle démonstration d’un paradoxe de l’obésité, pas tout à fait. Mais cette étude nous appelle à changer la façon dont nous pensons à l'obésité et à la santé. Car cette équipe de l’Université York suggère qu’une obésité métabolique saine, c’est-à-dire sans comorbidité aucune, n’implique aucune augmentation du risque de décès. Des données à lire dans la revue Clinical Obesity  

 

L’auteur principal, le Dr Jennifer Kuk, professeur agrégée à l'École de kinésiologie et des sciences de la santé à l'Université York, les résultats devraient bien avoir une incidence sur notre façon de penser à l'obésité : « Nos résultats contrastent avec la plupart des données de la littérature et nous pensons que c'est parce que la plupart des études ont défini l'obésité métabolique saine comme un facteur de risque métabolique au plus. Or cette définition même apparaît problématique : l'hypertension à elle-seule augmente le risque de mortalité prématurée ; c’est pourquoi la plupart des études rapportent que l'obésité « saine » est toujours associée à un risque de mortalité plus élevé ».

 

Une question de jargon ou de méthodologie ? L’étude semble démontrer, en tous cas, que contrairement à la dyslipidémie, l'hypertension ou le diabète seul, qui sont associés à un risque accru de décès prématuré, ce n'est pas le cas pour l'obésité seule, c’est-à-dire accompagnée d’aucun autre facteur de risque métabolique. L'étude a suivi 54.089 hommes et femmes participant à 5 études de cohorte qui ont été répartis en fonction du nombre de facteurs combinés leur obésité. L’analyse constate que :

  • 1 personne sur 20 souffrant d'obésité n'avait pas d'autres anomalies métaboliques ;
  • Ces participants, atteints d'obésité métaboliquement saine ne sont pas à risque de mortalité plus élevé.

 

 

Les directives actuelles de gestion du poids suggèrent qu’un IMC >30 kg / m2 implique la nécessité d’une perte de poids. Ici, l’étude constate qu'une personne atteinte d’obésité et sans autre facteur de risque métabolique encoure le même risque de décès qu’une personne de poids normal sans aucun facteur de risque.

Des centaines de milliers de personnes pourraient donc vivre avec une obésité saine sur le plan métabolique et sans bénéfice d’une quelconque perte de poids ?


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