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OBÉSITÉ: Rap1, la cible à éliminer inhiber pour augmenter la satiété

Actualité publiée il y a 1 année 8 mois 4 semaines
Cell Reports

Adopter un régime alimentaire riche en graisses entraine des changements dans le cerveau qui augmentent l'activité d’une protéine, Rap1, qui à son tour induit une diminution de la sensibilité à la leptine, « l’hormone de la satiété », ce favorise le développement de l'obésité. Ce tout nouveau mécanisme, découvert et décrit par cette équipe du Baylor College of Medicine désigne ainsi, dans les Cell Reports, une cible thérapeutique très prometteuse, Rap1, pour le traitement de l'obésité humaine.

Les scientifiques du Baylor College of Medicine avec des collaborateurs des National Institutes of Health (NIH) et du Virginia Tech Research Institute Carilion identifient et précisent ce nouveau mécanisme, qui régule l'obésité, sur le cerveau de la souris. « S'il est bien connu que le cerveau est impliqué dans le développement de l'obésité, on connait moins bien les mécanismes qui expliquent comment un régime alimentaire riche en graisses peut modifier le cerveau au point de déclencher l'accumulation de graisse dans le corps », souligne l'auteur principal, le Dr Makoto Fukuda, professeur adjoint de pédiatrie au Baylor.


Son équipe a étudié le gène Rap1, exprimé dans une variété de tissus, y compris le cerveau, et déjà connu comme impliqué dans des fonctions telles que la mémoire et l'apprentissage. On ne connaissait pas jusque-là, le rôle joué par Rap1 dans l'équilibre énergétique.

Rap1 médie les effets d'un régime riche en graisses : lorsque les chercheurs suppriment de manière sélective le gène Rap1 dans un groupe de neurones de l'hypothalamus, une zone du cerveau impliquée dans la régulation du métabolisme, que les souris reçoivent un régime alimentaire riche en graisses, les souris privées de Rap 1 présentent un poids corporel très réduit, avec moins de masse grasse. Cependant, ces souris lorsqu'elles sont nourries avec un régime alimentaire normal, prennent autant de poids et de graisse que les souris « normales ».

Peu importe l'activité physique ? Les chercheurs constatent que les souris dépourvues de Rap1 ne sont pas plus actives physiquement mais elles mangent moins et brûlent plus de graisse corporelle que les souris avec Rap1. Des données cohérentes avec le rôle des neurones POMC, présents dans l'hypothalamus.

Et la leptine ? Les souris qui manquent de Rap1, ne développent, même en cas de régime riche, aucune résistance à la leptine, hormone de la satiété. Enfin, lorsque les scientifiques inhibent l'action de Rap1 avec un inhibiteur (ESI-05) chez des souris obèses, ils parviennent à restaurer leur sensibilité à la leptine à un niveau similaire à celui de souris ayant une alimentation normale. Les souris mangent moins et perdent du poids. CQFD.

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