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PARKINSON: Un grand pas en bioingénierie des cellules souches

Actualité publiée il y a 4 années 3 mois 1 semaine
Nature Communications

Ces scientifiques des Universités de Rutgers et Stanford ont mis au point un tout nouveau mode d’injection de cellules nerveuses saines dans le cerveau. Cette nouvelle technologie, présentée dans la revue Nature Communications marque une étape importante dans les thérapies de la maladie de Parkinson et, plus largement, ouvre un espoir dans le traitement des maladies dévastatrices du cerveau qui affectent des millions de personnes.

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La technologie consiste à convertir des cellules souches dérivées de tissu humain en neurones humains de minuscules échafaudages en 3D constitués de fibres. Ces échafaudages, chargés de neurones sains et bénéfiques sont injectés ensuite dans le cerveau malade. En fait l'idée est de transplanter ces cellules saines dans une configuration qui imite la configuration naturelle du cerveau, ce qui va faciliter leur intégration et leur communication avec les autres cellules, explique l'auteur principal, le Dr Prabhas V. Moghe, professeur de génie biomédical et biochimique à l'Université Rutgers. Son équipe a conçu un micro-échafaudage en 3D constitué de fibres polymères minuscules. Des centaines de neurones (en rouge) vont se fixent à ces fibres (en jaune) et se ramifier pour pouvoir envoyer leurs signaux. Chaque petit échafaudage (en blanc sur visuel ci-contre) mesure environ 100 micromètres de large soit, à peu de chose près, l'épaisseur d'un cheveu humain. Les chercheurs prennent « tout un tas » de ces fibres et les injectent, ici, dans le cerveau de souris.


Une preuve de concept sur l'animal : l'expérience montre que les neurones ainsi greffés survivent remarquablement bien. Soit 100 fois mieux que lors de précédentes tentatives, commentent les chercheurs.

Les implications sont multiples, pour le traitement de la sclérose en plaques, la sclérose latérale amyotrophique, la maladie d'Alzheimer, ou encore les lésions cérébrales ou les commotions cérébrales et, bien sûr, dans le traitement de Parkinson. En effet, la plupart de ces maladies sont souvent liées à la perte de cellules du cerveau.

Améliorer encore les biomatériaux de l'échafaudage, afin d'augmenter encore le nombre de neurones implantés dans le cerveau, c'est la prochaine étape. Cependant ces premiers résultats marquent déjà, en respectant la configuration naturelle du cerveau, une avancée importante pour les thérapies à base de cellules souches des maladies neurodégénératives. Il faudra en effet encore 10 à 20 ans pour tester la technologie chez les humains.

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