PERTE d’AUDITION, déclin de la cognition
Cette équipe de l'Université de Tiangong et de l'Hôpital provincial du Shandon, explore le lien entre perte auditive et déclin cognitif, en particulier dans le contexte de la presbyacousie, une diminution des capacités auditives, qui peut intervenir après l’âge de 50 ans. Cette recherche, publiée dans la revue eNeuro, fait la lumière sur des facteurs déclenchants possibles, dont des fluctuations de l'activité neuronale et la mort cellulaire dans des zones cérébrales spécifiques.
La presbyacousie est une forme fréquente de perte auditive liée à l'âge qui affecte également la compréhension de la parole et compromet le dialogue. Bien qu’un lien ait déjà été établi entre la perte auditive et ce risque accru de déclin cognitif, le mécanisme biologique sous-jacent reste mal compris.
Identification d’un lien neurobiologique spécifique entre la perte auditive et le déclin cognitif
L’étude identifie un marqueur neurobiologique de type « rapport structure/fonction » (RFS) -qui met en regard la structure d’un organe et la fonction qu'il est cessé remplir-. Les scientifiques observent que :
- le putamen et le gyrus fusiforme (impliqués dans le traitement des sons et de la parole) ainsi que le précunéus et le gyrus frontal supérieur médian (impliqués dans la mémoire et la prise de décision) sont moins bien connectés aux réseaux cérébraux fonctionnels chez les personnes atteintes de presbyacousie ;
- ces connexions réduites sont directement associées à une baisse de l'acuité auditive et, simultanément, à des performances moindres aux tests de mémoire et de fonctions exécutives.
Ces résultats suggèrent que
la perte auditive s'accompagne d'un déclin coordonné de la structure et du fonctionnement cérébraux,
ce qui pourrait contribuer aux symptômes de la maladie.
L’auteur principal, Ning Li, chercheur à la Tiangong University explique : « Le principal enseignement est que préserver la santé auditive pourrait protéger l'intégrité cérébrale. Étant donné que les variations du rapport signal/bruit (RSB) sont corrélées à la fois à la perte auditive et au déclin cognitif, ce ratio pourrait à terme servir de biomarqueur du risque plus élevé de démence ».
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