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PLASTICITÉ CÉRÉBRALE : La dopamine confirmée comme un moteur clé

Actualité publiée il y a 1 année 1 semaine 2 jours
Journal of Nuclear Medicine
Cette étude confirme et décrypte le lien neurobiochimique entre la dopamine et la flexibilité cognitive (Visuel Adobe Stock 749798708)

Ces scientifiques de l’Université Johannes Gutenberg de Mayence (Allemagne) confirment, pour la première fois, un lien neurobiochimique entre la dopamine et la flexibilité cognitive. La recherche publiée dans le Journal of Nuclear Medicine, révèle, via l’imagerie PET scan, que le cerveau augmente la production de dopamine lors de l’exécution de tâches cognitivement exigeantes, qui exigent cette flexibilité. Des conclusions qui désignent également de nouvelles cibles pour la prise en charge des troubles neurologiques et psychiatriques.

 

La flexibilité cognitive est la capacité à adapter sa pensée et son comportement à des contraintes ou à un environnement changeant et constitue l’une des fonctions exécutives majeures. La flexibilité cognitive varie selon les individus et se trouve altérée dans plusieurs troubles psychiatriques et neurologiques, tels que la dépression, le syndrome de stress post-traumatique, les addictions, les troubles anxieux, la schizophrénie, la maladie de Parkinson et le trouble du déficit de l'attention avec hyperactivité (TDAH).

 

Déjà documentée comme l’hormone du retour d’expérience et de l’adaptation, la dopamine et précisément le système dopaminergique ont déjà été associés à la flexibilité cognitive.

 

« Cependant, le processus neurochimique sous-jacent à cette flexibilité cognitive restait mal compris », rappelle l’un des auteurs principaux, le Dr Isabelle Miederer, professeure agrégée de médecine nucléaire à Mayence : « Notre étude examine la libération de dopamine en temps réel en réalisant des PET scans au cours de tâches exigeant une flexibilité comportementale ».

 

L’étude est menée auprès de 18 participants invités à effectuer, sous PET scan, 2 tâches consécutives sur un écran d'ordinateur. Lors de la 2è partie de l'examen PET scan, les participants devaient alterner avec souplesse entre 2 tâches. La libération de dopamine a été évaluée au cours de ces tâches. Cette analyse révèle :

 

  • un déplacement d’un marqueur de connectivité (18F-fallypride) dans le cortex préfrontal ventromédian pendant la phase de changement de tâche correspondant à une exigence cognitive plus élevée ;
  • simultanément, une augmentation de la libération de dopamine ;
  • un lien fort entre la libération de dopamine et la flexibilité cognitive ou capacité à passer d'une tâche à l'autre.

 

En conclusion, ces résultats soulignent, en ligne avec de précédentes études cliniques, 

  • l'importance de la dopamine dans la flexibilité cognitive.

  • Autre implication, une meilleure compréhension du déficit de flexibilité cognitive dans la maladie de Parkinson.
  • Enfin, ces observations inspirent de nouvelles stratégies de traitement pour améliorer la flexibilité dans les troubles neurologiques et psychiatriques.
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