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POLYARTHRITE : Prise et perte de poids des accélérateurs d’incapacité ?

Actualité publiée il y a 1 année 7 mois 1 semaine
Arthritis Care & Research
Les patients arthritiques sévèrement obèses présentent une progression de leur incapacité plus rapide que les patients (seulement) en surpoids.

L'obésité peut accélérer l'incapacité chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, mais la perte de poids est également, dans de nombreux cas, associée à une aggravation de l'incapacité, peut-être en tant que signe de fragilité, soulignent les chercheurs de l'Université de Pennsylvanie. Bref, la gestion du poids est primordiale avec cette condition, et dans le contexte de hausse de l’obésité, il y a urgence à définir des stratégies de perte de poids adaptées aux patients souffrant d'arthrite, pour prévenir cette incapacité à long terme.

 

L’étude a suivi 23.323 patients atteints de polyarthrite rhumatoïde et constate que :

  • les patients sévèrement obèses présentent une progression de leur incapacité plus rapide que les patients (seulement) en surpoids. Cette aggravation ne s’explique ni par les caractéristiques de leur arthrite, ni par les niveaux d'inflammation dans leurs articulations.
  • De la même manière ou presque, une perte de poids durant le suivi de l’étude s’avère également associée à une aggravation de l'incapacité, en particulier chez les patients déjà minces.

 

Les auteurs expliquent ce deuxième constat par une perte de poids plus fréquemment liée chez les patients déjà âgés au développement de maladies ou d’une certaine fragilité. Cela ne signifie donc pas que les patients polyarthritiques et obèses ne bénéficieraient pas d'une perte de poids intentionnelle grâce à une stratégie de prise en charge sous contrôle d’un professionnel de santé.

 

De nouvelles approches de perte de poids doivent donc être définies pour ces patients souffrant d'arthrite, pour prévenir l'incapacité à long terme. Ces résultats peuvent enfin inciter les professionnels de santé à analyser une perte de poids involontaire, chez ces patients, comme un mauvais signe pronostique.

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