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PSYCHO: Comment le mensonge entraîne le cerveau sur une pente glissante

Actualité publiée il y a 4 années 11 mois 3 semaines
Nature Neuroscience

Raconter des mensonges finit par désensibiliser le cerveau aux émotions négatives associées ou à ce que l'on appelle, plus familièrement, la mauvaise conscience. Bref, le cerveau finit par s’habituer et peut même par nous inciter non seulement à poursuivre mais à dire plus gros mensonges encore à l’avenir. Des conclusions d’une étude de l’University College London, présentées dans la revue Nature Neuroscience qui suggèrent qu’un menteur ...reste menteur pour la vie.

Cette recherche contribue à décrypter le processus du mensonge dans notre cerveau en scannant le cerveau des volontaires invités à effectuer des tâches au cours desquelles ils pouvaient mentir avec l'espoir d'un gain personnel. Cette analyse à l'IRM constate chez 80 participants et à l'occasion de différents scenarii que l'amygdale, une zone du cerveau associée aux émotions s'active de manière plus importante lorsque les participants mentent par intérêt.


Ø Cependant, l'analyse constate aussi que cette réponse de l'amygdale diminue progressivement au fil des mensonges, comme si le cerveau « s'habituait lui-aussi à mentir ».

Ø Enfin, les chercheurs constatent aussi que les plus fortes baisses d'activité de l'amygdale prédisent de plus gros mensonges à l'avenir.

« Quand nous mentons pour un gain personnel, notre amygdale produit un sentiment négatif qui limite notre propension à mentir », explique l'auteur principal, le Dr Tali Sharot, psychologue à l'UCL. « Cependant, cette réponse s'émousse au fil de nos mensonges au point qu'il nous semble naturel de mentir : notre cerveau suit alors une « pente glissante » où les petits actes de malhonnêteté dégénèrent vers des mensonges les plus importants ».

L'immoralité s'émousse avec le temps : des données qui montrent en effet que nos signaux d'aversion aux actes que nous considérons comme mauvais ou immoraux, s'émoussent avec une malhonnêteté persistante. Un phénomène, suggèrent les auteurs, qui pourrait aussi s'appliquer à d'autres actions dont la prise de risque ou les comportements violents. Bref, un aperçu très intéressant de la réponse du cerveau à des actes répétés et…déviants.

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