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RADIOFRÉQUENCES: Il faut mieux protéger les enfants

Actualité publiée il y a 3 années 2 mois 1 semaine
ANSES

En juin 2011, l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), par la voix de l’IARC (International Agency for Cancer Research), reconnaissait le risque possible de cancer, associé aux radiofréquences et à l'utilisation des téléphones sans fil. L’Agence sanitaire française, Anses mettait alors en place de son Comité de travail permanent "Radiofréquences et santé". L’Anses publie ce jour une expertise relative à l’exposition des enfants aux radiofréquences et à ses effets possibles sur leur santé. Principale conclusion : les enfants peuvent être plus exposés que les adultes en raison de leurs spécificités morphologiques et anatomiques, et notamment de leur petite taille, ainsi que des caractéristiques de certains de leurs tissus. Principale recommandation : réduire l’exposition des enfants aux champs électromagnétiques et donc veiller à un usage modéré et encadré des technologies de communication sans-fil par les enfants.

Les experts de l'Anses ont donc regardé si les dispositions réglementaires en vigueur concernant les appareils radioélectriques à destination des enfants, sont suffisamment protectrices en matière de santé et de sécurité vis-à-vis des enfants de moins de six ans. Si l'examen des données de la littérature internationale ne permettent pas de conclure à l'existence ou non d'effets des radiofréquences chez l'enfant sur le comportement, les fonctions auditives, le développement, le système reproducteur mâle et femelle, le système immunitaire et la toxicité systémique, ni d'effets cancérogènes ou tératogènes, en revanche, l'Agence conclut à un effet possible de l'exposition aux radiofréquences sur le bien-être des enfants et sur leurs fonctions cognitives (mémoire, fonctions exécutives, attention).


L'usage du mobile en cause : Les effets observés sur le bien-être pourraient toutefois davantage être liés à l'usage des téléphones mobiles plutôt qu'aux radiofréquences qu'ils émettent, précise l'Agence dans son communiqué. Les données disponibles sur l'exposition montrent

· une forte expansion de l'usage des nouvelles technologies sans-fil, notamment chez les très jeunes enfants

· des situations d'expositions multiples, y compris in utero,

· des usages (tablettes tactiles, jouets connectés, etc.) évoluant rapidement,

· la possession de son propre téléphone mobile à un âge de plus en plus jeune.

Enfin, ces travaux d'expertise révèlent que les enfants peuvent être plus exposés que les adultes, en raison de leur petite taille, de leurs spécificités morphologiques et anatomiques et des caractéristiques de certains de leurs tissus.

De nouvelles recommandations : à l'issue de cette expertise, l'Agence recommande de faire évoluer la règlementation et propose que :

· l'ensemble des dispositifs radioélectriques, et notamment ceux destinés aux enfants (tablettes tactiles, veille-bébés, jouets connectés, etc.), soient soumis aux mêmes obligations réglementaires en matière de contrôle des niveaux d'exposition et d'information du public que celles encadrant les téléphones mobiles ;

· les niveaux de référence visant à limiter l'exposition environnementale aux champs électromagnétiques radiofréquences soient reconsidérés, afin d'assurer des marges de sécurité suffisamment grandes pour protéger la santé et la sécurité des enfants ;

· de réévaluer la pertinence du débit d'absorption spécifique (DAS) utilisé pour l'établissement des valeurs limites d'exposition des personnes.

L'Anses appelle également à de nouvelles études afin de mieux évaluer l'impact sanitaire et psychosocial de l'usage des technologies de communication mobile, sur l'apprentissage scolaire, les relations sociales et familiales, en particulier en raison notamment de phénomènes addictifs, de troubles des rythmes circadiens, etc.

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