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RISQUE CARDIAQUE : Insomnie, sucreries et trouble cardiométabolique

Actualité publiée il y a 5 mois 3 semaines 5 jours
Journal of the American Heart Association
Une mauvaise qualité de sommeil entraîne un apport excessif de nourriture et de calories en stimulant les signaux de la faim ou en supprimant les signaux de satiété

En décrivant ce cercle vicieux chez les femmes, entre problèmes de sommeil, mauvaise alimentation et risque cardiométabolique, cette équipe de l'Université Columbia suggère aussi qu’intervenir sur le sommeil permettrait de réduire la sévérité du surpoids et du risque cardiaque. Un axe d’intervention rarement envisagé pour améliorer la santé cardiaque des femmes, documenté ici dans le Journal of the American Heart Association.

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De précédentes études ont montré que les personnes qui dorment moins sont à risque accru d'obésité, de diabète de type 2 et de maladies cardiaques. La plupart de ces études suggèrent que l’alimentation médie cette relation. Mais ces études sont basées principalement sur la prise en compte des apports d’aliments ou de nutriments spécifiques (tels que le poisson, les sucreries ou les graisses saturées), parfois elles prennent en compte également la durée du sommeil, mais jamais la qualité de sommeil, soulignent les chercheurs. Leur étude se veut conçue pour obtenir une image plus complète en examinant les associations entre la qualité globale de l'alimentation et les différents aspects de la qualité du sommeil.

Troubles du sommeil, prise de poids et troubles cardiométaboliques

 

Plus d’éveils nocturnes et plus d’apports en sucre : « Les femmes sont particulièrement sujettes aux troubles du sommeil car elles assument en général un plus grand nombre de responsabilités et subissent, au cours de la vie, des changements importants de niveaux d’hormones», explique Brooke Aggarwal, professeur de sciences médicales à la Columbia et auteur principal de l'étude. L’étude a suivi 495 femmes, âgées de 20 à 76 ans et a analysé leur sommeil et leurs habitudes alimentaires. L’analyse du sommeil comportait la prise en compte du temps nécessaire pour s'endormir, les périodes d’éveil nocturnes et l'insomnie. L’analyse constate que :

  • une mauvaise qualité de sommeil est associée à une consommation plus importante de sucres ajoutés et à un risque associé accru de diabète et d’obésité ;
  • un temps d’endormissent plus long est associé à un apport calorique et un volume de nourriture plus élevés ;
  • des symptômes d'insomnie plus sévères sont également associés à des apports alimentaires plus élevés et moins riches en acides gras insaturées ;
  • les femmes qui souffrent de problèmes de sommeil grignotent en dehors des repas et font des choix alimentaires plus malsains, avec notamment des apports en sucres plus élevés et plus fréquents.

 

 

Comment un mauvais sommeil peut-il contribuer à une mauvaise alimentation ? « Une mauvaise qualité de sommeil entraîne un apport excessif de nourriture et de calories en stimulant les signaux de la faim ou en supprimant les signaux de satiété », rappelle le Faris Zuraikat, stagiaire postdoctoral à la Columbia et auteur principal de l'étude : « La satiété est affectée par le poids ou le volume des aliments consommés, et il se pourrait que les femmes souffrant d'insomnie consomment une plus grande quantité de nourriture afin de se sentir rassasiées. Cette mauvaise alimentation exerce également un effet négatif sur la qualité de leur sommeil. Enfin, l’apport alimentaire excessif est souvent cause de troubles gastro-intestinaux, ce qui rend plus difficile l'endormissement ou le sommeil ».

Enfin, la suralimentation finit par mener à l'obésité, un facteur de risque bien établi de maladie cardiaque. Il est donc urgent de mener de nouvelles études permettant de valider l’efficacité de thérapies ciblant la qualité du sommeil dans l’objectif de promouvoir la santé cardiométabolique

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