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GROSSESSE : Un manque généralisé d’acides gras oméga-3

Actualité publiée il y a 3 mois 2 semaines 1 jour
Public Health Nutrition
25 % des femmes enceintes ne consomment pas suffisamment d'acides gras oméga-3 dans leur alimentation ou via des compléments alimentaires (Visuel Adobe Stock 532078489)

Cette étude de cohorte menée, à l’échelle américaine, par une équipe de médecins du Harvard Pilgrim Health Care Institute et publiée dans la revue Public Health Nutrition, révèle que 25 % des femmes enceintes ne consomment pas suffisamment d'acides gras oméga-3 dans leur alimentation ou via des compléments alimentaires. Alors que des niveaux suffisants d’acides gras oméga-3 sont recommandés pour une issue optimale de la grossesse et la santé de l’enfant, ces données incitent à surveiller plus rigoureusement le régime alimentaire de la mère durant la grossesse.

 

Car, dans la vraie vie, 1 femme enceinte sur 4 ne consomme que rarement voire jamais de poisson et une proportion encore plus modeste prend des suppléments d'oméga-3. Se pose, pour de nombreuses femmes, la question sur les risques et les avantages de la consommation de poisson, en raison des taux de mercure retrouvés dans ce groupe d’aliment.

 

L’auteur principal, Emily Oken, professeur à la Harvard Medical School et présidente du Département Médecine des populations au Pilgrim Health Care Institute rappelle le rôle lé de ces acides gras, durant la grossesse : « Les acides gras oméga-3 sont des nutriments essentiels pour favoriser des résultats de santé positifs. En obtenir suffisamment pendant la grossesse est essentiel pour prévenir les complications de naissance, comme la prématurité, des problèmes de croissance et de santé du bébé et pour assurer un développement neurologique optimal de l’enfant ».

 

De précédentes recherches ont analysé les caractéristiques sociodémographiques associées à la consommation de poisson et à ce type de supplémentation pendant la grossesse, cependant ces recherches ont porté sur des échantillons limités et ne reflètent probablement plus les modes de consommation d’aujourd‘hui.

 

L’étude analyse les données de consommation actuelle de poisson déclarées par 10.800 femmes enceintes participant à plusieurs cohortes aux États-Unis. Cette analyse constate que :

 

  • 1 femme enceinte sur 4 ne mange pas de poisson ou en consomme moins d’1 fois par mois ;
  • seulement 16 % des femmes enceintes prennent des suppléments oméga-3 ;

  • l’utilisation de suppléments est moins courante chez les participantes qui consomment moins ou pas de poisson, ce qui expose donc ce groupe de femmes enceintes à un risque encore plus élevé d’insuffisance voire en acides gras oméga-3 ;
  • les participantes plus âgées ayant un revenu et un niveau d’éducation plus élevés consomment plus de poisson et optent plus fréquemment pour une supplémentation ;
  • cependant, contrairement aux suppléments, la consommation de poisson est aussi plus élevée chez les femmes de minorités ethniques ;
  • la supplémentation est plus fréquente chez les femmes plus âgées, ayant un niveau d’éducation et un revenu plus élevés ;
  • la supplémentation est moins fréquente chez les personnes présentant un risque plus élevé d'issues de grossesse défavorables en raison de leur consommation de tabac, de nicotine ou d'un IMC plus élevé.

 

Les auteurs rappellent les avantages bien établis de la consommation maternelle de poisson à faible teneur en mercure ou, en substitution, de suppléments d'oméga-3, durant la grossesse.

 

Ces avantages surpassent les risques liés à la présence de mercure dans certains poissons d’eau douce.


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