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STRESS : Pourquoi il détraque l’appétit

Actualité publiée il y a 1 semaine 6 jours 12 heures
PLoS ONE
Pourquoi et comment le stress aigu ou la perspective d’un stress peuvent supprimer l'appétit

Le stress donne-t-il faim ou coupe-t-il la faim, s’interrogeait récemment une équipe de l'Université du Texas (Houston). Ces chercheurs de l’Université d'Osaka identifient à leur tour un mécanisme par lequel le stress aigu ou la perspective d’un stress peuvent en l’occurrence supprimer l'appétit. Est associée à ce mécanisme, une altération de l'activité neuronale dans le pôle frontal, une zone cérébrale impliquée à la fois dans les fonctions de réflexion et de planification et le contrôle cognitif de l'appétit. Des travaux publiés dans la revue PLoS ONE qui suggèrent une interférence entre ces différentes fonctions.

 

Le stress est omniprésent dans nos sociétés modernes, il peut affecter la santé par de multiples effets, dont ses effets sur l'appétit. Cependant, les mécanismes neuronaux pouvant expliquer cette l’altération de l’appétit sous le coup du stress restent mal compris. L’équipe japonaise a regardé ici comment des stress courants peuvent « couper » l'appétit, même lorsqu’on est à jeun, et selon quels processus sous-jacents.

La réflexion et la résolution du problème passent avant l’appétit !

L’étude est menée auprès de 22 volontaires, à jeun, invités à effectuer une tâche de calcul et d’expression orale, induisant un stress puis à visionner des images de nourriture, au cours desquelles, leur activité neuronale est enregistrée par magnétoencéphalographie (MEG). L’expérience montre que :

  • les niveaux subjectifs de stress et d'activité nerveuse sympathique augmentent pendant l'enregistrement MEG en condition de stress, alors que l'appétit n’augmente qu’en cas d’absence de stress ;
  • la vision d’images d’aliments entraine une altération de l’activité dans le pôle frontal plus élevée en condition de stress : le stress bloque l’augmentation de l’appétit et cette action de suppression se traduit par cette altération de l’activité cérébrale.

 

 

Une préoccupation plus forte que l’appétit : le pôle frontal du cerveau est impliqué dans les fonctions de réflexion et de planification mais également dans le contrôle cognitif de l'appétit. Les chercheurs suggèrent que lors de tâches génératrices de stress, les fonctions cognitives supérieures s’activent et cette activation extrême du pôle frontal pourrait interférer avec le processus de contrôle de l'appétit, jusqu’à l’annihiler.

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