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SYNDROME du CÔLON IRRITABLE : De premiers indices sur les déclencheurs de la maladie

Actualité publiée il y a 1 année 1 semaine 5 jours
PLoS ONE
Cette signature protéolytique spécifique au syndrome du côlon irritable pourrait permettre de mieux diagnostiquer la maladie.

On sait encore bien peu de choses sur les causes du syndrome du côlon irritable, une condition qui touche pourtant une personne sur 6. Cette étude internationale menée à l'Université Technique de Munich (TUM) apporte pour la première fois des indices sur les déclencheurs organiques de la maladie. Des données, présentées dans la revue PLoS ONE, qui, tels des biomarqueurs, vont permettre de mieux diagnostiquer le syndrome, au moins chez un groupe spécifique de patients.

 

L’équipe interdisciplinaire composée de chercheurs de plusieurs instituts de recherche européens est partie à la recherche de biomarqueurs permettant de détecter les changements organiques dans le syndrome du côlon irritable. En effet, aujourd’hui, le diagnostic du syndrome du côlon irritable se fait essentiellement par exclusion. L’objectif est donc d’identifier un biomarqueur bien spécifique.

 

L’altération de la fonction des nerfs dans la muqueuse intestinale est un déclencheur déjà documenté du syndrome. Ce facteur pathogène majeur est lui-même déclenché par des molécules libérées à partir de la muqueuse intestinale. L'équipe a donc étudié ces molécules ou « surnageants » à partir de biopsie de de patients atteints de syndrome du côlon irritable et de colite ulcéreuse.

 

Les chercheurs montrent que ces molécules présentent une capacité d'activation nerveuse, principalement dues aux protéases, des enzymes et des molécules de signalisation importantes. Mais alors que l'activation nerveuse de ces molécules dans le syndrome du côlon irritable est médiée par des protéases se signalant via le récepteur activé par la protéase de type 1, ce récepteur ne joue aucun rôle dans l'effet des molécules retrouvées en cas de colite ulcéreuse. C’est ainsi que l’équipe en vient à identifier un profil de protéases spécifiques au syndrome du côlon irritable. Précisément, l’analyse identifie 204 protéines différemment exprimées dans les 2 conditions et 4 protéases dont les niveaux sont significativement plus élevés.

 

Cette signature protéolytique spécifique au syndrome du côlon irritable pourrait permettre de mieux diagnostiquer la maladie. Au-delà, l'équipe cherche à bloquer l'activation nerveuse par un inhibiteur de ces protéases spécifiques, ici issu d'une souche probiotique de Bifidobacterium longum. Cet inhibiteur parvient bien à bloquer l'activation nerveuse.  

 

Ainsi « le profilage des protéases » est une stratégie prometteuse pour l'identification de biomarqueurs du syndrome du côlon irritable, qui trouve ici, une première cause organique.


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