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VACCIN anti-VIH/SIDA : La plateforme ARNm prometteuse aussi contre le VIH ?

Actualité publiée il y a 2 années 2 mois 2 semaines
Nature Medicine et NIH
L'étude ouvre l’espoir de surmonter avec ce vaccin expérimental à ARNm les lacunes des autres candidats vaccins anti-VIH (Visuel NIAID)

C’est le premier vaccin expérimental contre le VIH à ARNm qui se montre, dans cette étude préclinique, sûr et prometteur chez l’animal. Cette plate-forme vaccinale développée par les scientifiques du National Institute of Allergy and Infectious Diseases (NIAID/NIH) ont développé une plateforme pour ce vaccin expérimental contre le VIH basé sur l'ARNm, basée sur la même technologie que celle utilisée pour les 2 vaccins COVID-19 à ARNm. L’étude, publiée dans la revue Nature Medicine et commentée sur le site des National Institutes of Health ouvre l’espoir de surmonter avec ce vaccin expérimental à ARNm les lacunes des autres candidats vaccins anti-VIH.

 

Le vaccin expérimental fonctionne comme les vaccins à ARNm COVID-19. Cependant, au lieu de transporter des instructions d'ARNm pour la protéine de pointe du coronavirus, le vaccin fournit des instructions codées pour fabriquer deux protéines clés du VIH, Env et Gag. Les cellules musculaires d'un animal inoculé assemblent ces deux protéines pour produire des particules pseudo-virales (VLP) parsemées de nombreuses copies d'Env à leur surface. Bien qu'elles ne puissent pas provoquer d'infection ou de maladie parce qu'elles ne possèdent pas le code génétique complet du VIH, ces VLP correspondent au VIH infectieux entier, en termes de stimulation de réponses immunitaires appropriées.

La recherche est menée par le Dr Paolo Lusso, du Laboratoire d'immunologie du NIAID, en collaboration avec d'autres scientifiques du NIAID, des chercheurs de Moderna, Inc. et des collègues d'autres instituts de recherche. Le candidat vaccin se montre prometteur chez les souris et les primates non humains : il induit les réponses immunitaires cellulaires et immunitaires souhaitées contre un virus de type VIH :

 

  • les macaques rhésus ayant reçu « un vaccin d'amorçage » suivi de rappels présentent un risque d'infection réduit de 79 % après exposition à un virus de l'immunodéficience simienne-humaine (SHIV) vs animaux non vaccinés ;
  • chez les souris, 2 injections du vaccin à ARNm formant VLP ont induit des anticorps neutralisants chez tous les animaux. Les protéines Env produites chez les souris à partir des instructions d'ARNm ressemblaient étroitement à celles du virus entier, ce qui constitue une amélioration par rapport aux vaccins expérimentaux précédents contre le VIH.
  • Bien que les doses d'ARNm délivrées aient été élevées, le vaccin a été bien toléré et n'a produit que des effets indésirables légers et temporaires chez les macaques, tels qu'une perte d'appétit.

C’est un grand succès, après plus de 40 années d'efforts de recherche mondiale,

souligne le Dr Anthony S. Fauci, directeur du NIAID. « Ce vaccin expérimental à ARNm combine plusieurs caractéristiques qui peuvent surmonter les lacunes d'autres vaccins expérimentaux contre le VIH et représente donc une approche prometteuse ».

 

« Nous affinons actuellement notre protocole vaccinal pour améliorer la qualité et la quantité particules pseudo-virales (VLP) produites. Cela va permettre d’augmenter encore l'efficacité du vaccin et de réduire le nombre d'inoculations nécessaires pour produire une réponse immunitaire robuste".

 

Si la sécurité et l'efficacité sont confirmées, les scientifiques prévoient de mener un essai de phase 1 de cette plate-forme vaccinale chez des volontaires adultes en bonne santé.

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