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VARIOLE du SINGE : Sur un risque d’encéphalite

Actualité publiée il y a 1 semaine 5 jours 5 heures
EClinicalMedicine
On découvre peu à peu les symptômes et les effets cliniques de la variole du singe ou Monkeypox (Visuel Adobe Stock 521036904)

On découvre peu à peu les symptômes et les effets cliniques de la variole du singe ou Monkeypox. Alors qu’une toute récente étude documentait le risque de de graves problèmes cardiaques, cette nouvelle recherche de l’University College London, suggère aujourd’hui un risque d’encéphalite ou de confusion chez certains patients. Ces nouvelles données, publiées dans la revue EClinicalMedicine ajoutent ainsi des complications neurologiques possibles, aux complications dermatologiques et cardiovasculaires déjà recensées.

 

La variole du singe ou monkeypox provoque principalement des lésions cutanées et de la fièvre, et peut être mortelle, bien qu’au cours de l'épidémie actuelle, le taux de décès reste inférieur à 1 ‰. Bien que la maladie soit endémique dans certaines parties de l'Afrique centrale et occidentale depuis des décennies, avec des épidémies sporadiques dans d’autres régions du monde, 2022 est la première année au cours de laquelle le virus se propage ainsi à l'échelle mondiale, attirant une attention accrue sur une maladie infectieuse jusque-là négligée.

 

Cette revue systématique et méta-analyse des preuves existantes de la littérature, qui identifie également d’autres symptômes, dont les douleurs musculaires, la fatigue, les maux de tête, l'anxiété et la dépression, des symptômes qui apparaissent « relativement courants ». L’examen a inclus 19 études portant sur un total de 1.512 participants dont 1.031 avec infection confirmée. En synthèse,

 

  • 2 à 3 % des patients présentent des complications graves telles que des convulsions ou une encéphalite :

  • 2,7 % ont connu au moins une crise, 2,4 % ont connu une confusion et 2,0 % avaient une encéphalite il s’agit principalement de patients hospitalisés. Ici, les chercheurs précisent que les preuves sont insuffisantes pour estimer la prévalence de ces complications neurologiques au cours de l'épidémie actuelle ;
  • des troubles de l'humeur tels que la dépression et l'anxiété apparaissent également des symptômes relativement courants ;
  • enfin, dans certaines études, au moins la moitié des patients ont souffert de myalgies (douleurs musculaires), de fatigue et de maux de tête.

 

L'auteur principal, le Dr Jonathan Rogers de l’UCL Institute of Mental Health commente l’analyse : « Nous constatons que des complications neurologiques graves telles que l'encéphalite et les convulsions, bien que rares, sont observées dans suffisamment de cas pour constituer une vraie préoccupation et justifier le lancement de recherches plus approfondies ».

 

Des études plus importantes sont donc nécessaires pour mieux déterminer la prévalence de ces différentes complications et pour préciser comment la maladie peut avoir un impact sur le cerveau. Il est probable, soulignent les chercheurs que les taux plus élevés de mauvaise santé mentale s’expliquent, au moins partiellement par la présence de lésions défigurantes et par la stigmatisation liée au mode principal de transmission- soit par contact physique ou sexuel étroit.

 

 «Comme il existe encore des preuves limitées sur les symptômes neurologiques et psychiatriques dans l'épidémie actuelle de monkeypox, il est urgent de mettre en place une surveillance coordonnée de ces symptômes ».