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VIEILLISSEMENT PRÉMATURÉ : Le rôle indiscutable de la progérine

Actualité publiée il y a 2 semaines 16 heures 40 min
Aging US
L'étude confirme le rôle clé de la protéine progérine mais aussi l’effet accélérateur de l’accumulation de cellules sénescentes (Visuel Adobe Stock 1704726359)

Cette équipe de biologistes de de l'Université de la Saskatchewan (Canada) tente de modéliser le vieillissement prématuré, en particulier le vieillissement accéléré associé à la progéria, et décrypte les effets clés de la progérine sur la durée de vie cellulaire. Ces travaux, publiés dans la revue Aging US, confirment à la fois le rôle clé de la protéine progérine mais aussi l’effet accélérateur de l’accumulation de cellules sénescentes.  

 

L'étude a consisté à développer un modèle à base de levure pour étudier le vieillissement prématuré en exprimant la progérine, la protéine toxique responsable du syndrome de Hutchinson-Gilford ou progéria. À l'aide de cellules de levure génétiquement modifiées, les chercheurs ont comparé les effets de la progérine à ceux de son homologue naturel, la lamine A, afin de mieux comprendre l'impact de l'accumulation de protéines sur le vieillissement cellulaire. Ces expériences révèlent que :

  • l'expression de la progérine entraîne un ralentissement de la croissance cellulaire,

  • une instabilité génomique accrue et une réduction significative de la durée de vie chronologique ;
  • la lamine A n’induit pas les mêmes effets néfastes, ce qui souligne le rôle spécifique de la progérine dans l'apparition de phénotypes de vieillissement prématuré ;
  • la progérine s'accumule dans les cellules mères vieillissantes et y reste plus stable que la lamine A, ce qui suggère également un mécanisme de rétention des protéines endommagées ou toxiques au cours du vieillissement.

 

Des observations qui viennent confirmer les observations faites, dans les cellules humaines sénescentes.

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