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VIRUS ZIKA et microcéphalies: Actualisation de la prise en charge des femmes enceintes

Actualité publiée il y a 4 années 6 mois 3 semaines
DGS

L'épidémie du virus Zika continue de se propager dans les Amériques : des cas autochtones d'infection par le virus Zika ont à ce jour été signalés dans 23 pays ou territoires à travers le monde au cours des 2 derniers mois et 27 pays ont signalé des cas autochtones au cours des 9 derniers mois. Si les preuves s’accumulent sur une corrélation entre l'infection intra-utérine à virus Zika et des résultats défavorables de la grossesse, ce lien de causalité n’est pas encore confirmé. Idem pour le syndrome de Guillain-Barré et l’infection par le virus Zika. En France, la DGS fait état d’une relation de cause à effet « probable » entre la recrudescence de cas de microcéphalies fœtales ou néonatales et l’infection par le virus Zika chez la mère. La DGS, comme les autrités européennes, diffuse de nouvelles recommandations.

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En effet, l'augmentation du nombre de bébés nés avec microcéphalie et de cas de syndrome de Guillain-Barré est relevée au Brésil notamment, où le virus est endémique. Une récente enquête menée sur 4 cas suspects de microcéphalie avec association possible à Zika est menée actuellement par les autorités sanitaires brésiliennes. Le ministère de la Santé de Hawaï fait également état d'un cas confirmé en laboratoire d'infection par le virus Zika, chez un bébé né avec microcéphalie d'une mère qui résidait au Brésil durant sa grossesse. 2 autres pays, le Salvador et le Venezuela, rapportent maintenant une augmentation inhabituelle d'incidence du syndrome de Guillain-Barré, concomitante avec le développement de foyers Zika. L'observation est identique en Polynésie française.


Quelques rappels sur la maladie : le virus (Zika flavivirus) est transmis par les moustiques, majoritairement par Aedes aegypti. Les symptômes sont généralement bénins et ne durent que 2 à 7 jours. L'infection peut ainsi passer inaperçue ou être diagnostiquée à tort comme la dengue, le chikungunya ou d'autres infections virales entraînant la fièvre et une éruption cutanée. Les infections asymptomatiques sont fréquentes, seule une personne infectée sur 4 développe des symptômes.

· L'hypothèse d'une association avec le syndrome de Guillain-Barré (SGB) et d'autres complications neurologiques auto-immunes a été évoquée durant l'épidémie de 2013-2014, en Polynésie française, et est toujours sous enquête.

· Il existe des preuves de transmission de la mère à l'enfant, probablement via le placenta, au cours de l'accouchement voire de l'allaitement. Les autorités sanitaires brésiliennes considèrent néanmoins que la preuve est insuffisante pour modifier les pratiques actuelles d'allaitement maternel.

· La transmission du virus par le sang est envisagée. Cependant, aucun cas d'infection par transfusion n'a encore été documenté.

· La transmission sexuelle du virus Zika est également envisagée, des cas « possibles » ayant été rapportés.

Zika et le risque de microcéphalie fœtale ou néonatale : au Brésil, une augmentation inhabituelle des cas de microcéphalie chez les nouveau-nés, par rapport aux années précédentes, a été identifiée dès octobre 2015. Les liens possibles entre infection par le virus Zika à la grossesse et microcéphalie du fœtus sont sous enquête depuis. Cependant, en novembre, face à une hausse spectaculaire des cas, dans l'Etat de Pernambuco, les autorités sanitaires ont déclaré l'état d'urgence : en 2015, en date du 28 novembre, 1.248 cas suspects de microcéphalie ont été identifiées au Brésil, dont 509 entre le 21 et 28 Novembre.

Recommandation de la Direction générale de la santé (DGS) : la DGS confirme la circulation active du virus Zika dans les départements français d'Amérique (DFA-Martinique, Guyane, Guadeloupe) et à Saint Martin. La Martinique est passée, le 21 janvier, en niveau 3 du programme de surveillance, d'alerte et de gestion des épidémies, correspondant au stade épidémique. Le passage en situation épidémique est actuellement examiné pour la Guyane.

· Les femmes enceintes ou en désir de conception, résidant dans les DFA, sont invitées au respect strict des mesures de protection individuelle et les bonnes pratiques relatives à l'utilisation des produits insecticides et répulsifs. Ces femmes doivent bénéficier d'un suivi médical et d'une prise en charge renforcée. En cas de découverte d'anomalies à l'échographie (microcéphalie, anomalies cérébrales, signes de dysfonctionnement du tronc cérébral, retard de croissance intra-utérin), il est recommandé aux professionnels en charge d'adresser rapidement la patiente à un centre pluridisciplinaire de diagnostic prénatal (CPDPN) pour une évaluation étiologique et pronostique de l'affection fœtus dont les conséquences possibles seront expliquées à la mère.

· Les femmes enceintes ou en désir de conception, résidant hors des DFA, sont invitées, le cas échéant à reporter leur projet de voyage. Dans le cas contraire toutes les recommandations et informations de prévention et de suivi devront leur être données.

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