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ACTIVITÉ PHYSIQUE: CB1, la protéine qui permet de rester motivé

Actualité publiée il y a 5 années 11 mois 2 semaines
Inserm et Biological Psychiatry

Alors que les études s’accumulent pour montrer que la pratique régulière de l’exercice est une condition indispensable à la bonne santé, que l’Académie de Médecine a plaidé pour un programme Sport pour la santé, que les conséquences sanitaires de l’inactivité physique représentent aujourd’hui le fardeau sanitaire le plus lourd, faire du sport est certainement l'une des résolutions les plus partagées en ce début d’année. Mais voilà, cette équipe de l’Inserm montre que pour tenir cette résolution, une protéine, nommée CB1, est indispensable. Car ce récepteur des cannabinoïdes permet les interactions entre le système endocannabinoïde et l’exercice physique et conditionne le fait de ressentir du plaisir et de la motivation lors de l’activité physique.

Francis Chaouloff, directeur de recherche Inserm au NeuroCentre Magendie (Université Bordeaux Ségalen), Sarah Dubreucq, étudiante en Thèse, et François Georges, chargé de recherche au CNRS ont cherché à comprendre comment l'absence de ce récepteur CB1 peut réduire les performances de l'exercice volontaire. Leur étude a porté sur des souris ayant accès à une roue d'exercice 3 heures par jour. Les chercheurs montrent que le récepteur CB1 contrôlant les performances de course est situé sur des terminaisons de neurones GABAergiques et localisé dans l'aire tegmentale ventrale, une région cérébrale impliquée dans les processus motivationnels liés à la récompense. Lorsqu'ils stimulent les recepteurs CB1 cjhez la souris, ils constatent l'excitation des neurones dopaminergiques de l'aire tegmentale ventrale impliqués dans la motivation. En revanche, chez des souris privées de récepteur CB1, les performances sont diminuées de 20 à 30% en raison d'une moindre motivation.


Les récepteurs CB1 sont un des récepteurs cérébraux du système endocannabinoïde. La même équipe avait déjà montré que des souris mutantes privées de récepteur aux cannabinoïdes du type CB1, couraient moins longtemps et sur de plus courtes distances. Dans cette étude, les chercheurs décrivent le mécanisme sous-jacent : Pendant l'exercice physique, le récepteur CB1 est stimulé par les endocannabinoïdes qui entraîne une activation des neurones dopaminergiques de l'aire tegmentale ventrale qui apporte à l'organisme la motivation nécessaire.

L'exercice physique, une récompense et un plaisir : Désormais, expliquent les auteurs, on peut donc ajouter l'exercice physique à la panoplie des récompenses naturelles régulées par le système endocannabinoïde. Un résultat finalement peu surprenant alors que le plaisir, voire une certaine addiction sont bien associés à la pratique régulière de l'exercice physique. « Au-delà des endorphines, il nous faut donc maintenant considérer les endocannabinoïdes comme un autre médiateur potentiel des effets positifs de l'exercice physique sur notre humeur », concluent les chercheurs.

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