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ALCOOL: Réguler son stress, une condition pour réduire sa consommation

Actualité publiée il y a 2 années 11 mois 2 semaines
Neuropsychopharmacology

Une consommation excessive et chronique d'alcool est liée à une dérégulation des systèmes de stress du cerveau et au développement d’un état émotionnel négatif. Ces chercheurs du National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (NIAAA/NIH), testent ici un médicament aux résultats prometteurs chez les buveurs à stress élevé. Des données prometteuses présentées dans la revue Neuropsychopharmacology qui pourraient peut-être aussi intéresser les fumeurs.

Tout part de certains récepteurs, « les récepteurs de la vasopressine », documentés comme jouant un rôle régulateur à la fois dans le stress, l'anxiété et l'alcool. Cet essai clinique évalue justement un nouveau composé, nommé ABT-436, un antagoniste de l'un de ces récepteurs de la vasopressine, V1b, chez 150 participants dépendants à l'alcool -selon les critères du DSM-IV- suivis durant 12 semaines. Ce nouveau composé a été conçu pour bloquer les effets de la vasopressine, un peptide produit dans l'hypothalamus du cerveau qui contribue à réguler l'axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (ou axe du stress) et d'autres circuits du cerveau impliqués dans l'émotion. « ABT-436 » favorise ainsi la régulation du stress et de l'anxiété et donc leur interaction avec l'excès chronique d'alcool.


L'essai : En pratique, sur une première période de référence de 28 jours, les participantes ont consommé au moins 28 verres et les participants au moins 35 verres par semaine. Puis les participants ont été répartis pour recevoir ABT-436, ou un placebo. Les chercheurs ont ensuite suivi la consommation d'alcool, le tabagisme et les changements d'humeur des participants. L'étude constatée que les participants ayant reçu ABT-436 ont pu respecter une abstinence plus longue. Les participants aux niveaux de stress les plus élevés ont mieux répondu au médicament, en termes de fréquence de consommation et d'épisodes de consommation excessive.

Les antagonistes de la vasopressine pourraient donc contribuer à la prise en charge des buveurs excessifs à hauts niveaux de stress. Mais pas seulement. Les fumeurs pourraient aussi probablement bénéficier de ABT-436. Car dans cet essai, le candidat s'avère aussi efficace à réduire le tabagisme.

Les chercheurs suggèrent qu'ABT-436 est capable de cibler efficacement des zones communes du cerveau impliquées dans le stress, dans l'alcoolo-dépendance et le tabagisme.

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