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ALIMENTATION de l’ENFANT : Le végétal c’est bon pour le mental

Actualité publiée il y a 1 mois 1 semaine 3 jours
BMJ Nutrition, Prevention & Health
Les enfants qui mangent plus de fruits et légumes ont une meilleure santé mentale (Visuel Fotolia 158969010)

Les enfants qui mangent plus de fruits et légumes ont une meilleure santé mentale, conclut cette équipe pluridisciplinaire de l’Université d'East Anglia (UEA, UK) apportant ainsi une nouvelle illustration de ce fameux axe intestin-cerveau, cette fois chez l’Enfant. L’étude, publiée dans le BMJ Nutrition, Prevention & Health met l’accent sur l’importance pour le « bien-être » des choix alimentaires, en particulier sur les apports de fruits et légumes et sur les choix de petit-déjeuner et de déjeuner, chez les écoliers.

 

Ainsi, les enfants qui consomment au moins 5 portions de fruits et légumes par jour ont objectivement des scores plus élevés de bien-être mental. En d’autres termes, ils semblent plus heureux ! L'équipe de recherche suggère ainsi que des stratégies de santé publique en particulier celles mises en œuvre en santé scolaire, devraient inclure une nutrition de qualité pour tous les enfants avant et pendant l'école afin d'optimiser leur bien-être mental et de « réaliser tout leur potentiel ». L’auteur principal, le Dr Ailsa Welch, professeur à la Norwich Medical School de l'UEA rappelle « qu'un mauvais équilibre mental est un problème majeur pour les jeunes avec des conséquences négatives sur le développement et les comportements à long terme ».

Une reconnaissance croissante de l'importance de la santé mentale et du bien-être au début de la vie

Parce que les problèmes de santé mentale des adolescents persistent souvent à l'âge adulte, il est primordial de favoriser, autant que possible « l’installation » de ce bien-être dès l’enfance et l’école est un terrain idéal pour ces interventions. Ensuite, « les liens entre la nutrition et la santé physique commencent à être bien compris, mais il s’agit encore de préciser les choix alimentaires les plus favorables au bien-être mental chez les jeunes ».

 

L’étude : l'équipe a analysé les données de près de 9.000 enfants de 50 écoles dont 7.570 élèves du secondaire et 1.253 élèves du primaire , participant à la Norfolk children and Young People’s Health and wellbeing Survey. Les enfants ont auto-déclaré leurs choix alimentaires et participé à des tests de bien-être mental adaptés à leur âge, qui recouvraient la gaieté, la détente et l’ouverture sociale. L’analyse révèle que :

 

  • 25% des enfants du secondaire et 28% des enfants du primaire seulement consomment les 5 portions recommandées de fruits et légumes par jour ;
  • un peu moins d'un enfant sur dix ne mange ni fruits ni légumes ;
  • plus d'un enfant du secondaire sur 5 et un enfant du primaire sur 10 ne prend pas de petit-déjeuner ;
  • plus d'un élève du secondaire sur 10 ne déjeune pas…

 

Sur l'association entre les facteurs nutritionnels et le bien-être mental et après prise en compte des facteurs de confusion possibles,

 

  • « bien manger » est à l’évidence associé à un meilleur bien-être mental chez les enfants ;
  • parmi les élèves du secondaire en particulier, il existe un lien très fort entre une alimentation à forte valeur nutritionnelle, riche en fruits et légumes, et un meilleur bien-être mental ;
  • les types de petit-déjeuner et de déjeuner consommés par les enfants sont également significativement associés au bien-être : un petit-déjeuner traditionnel est associé à un meilleur bien-être qu'une collation ou une boisson. La consommation de boissons énergisantes au petit-déjeuner est associée à des scores de bien-être mental particulièrement faibles, encore plus faibles que ceux associés à l’absence de petit-déjeuner ;
  • 70% des collégiens consomment un petit-déjeuner classique, mais 20% n’ont rien mangé ni bu avant de commencer les cours le matin ;
  • 10% des élèves vont aux cours de l'après-midi sans avoir déjeuné. Un résultat préoccupant car susceptible d'affecter non seulement les résultats scolaires mais aussi la croissance et le développement de l’enfant ;
  • la nutrition semble exercer autant ou plus d'impact sur le bien-être

que des facteurs tels que des conflits ou la violence à la maison.

 

Enfin, l’alimentation de l‘enfant reste un facteur modifiable en particulier par des interventions en santé publique. « Des politiques en santé scolaire devraient être élaborées pour garantir qu'une nutrition de qualité est accessible à tous les enfants avant et pendant l'école afin d'optimiser le bien-être mental », concluent les auteurs.

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