ALIMENTS TRANSFORMÉS : Le sirop de maïs se transforme en foie gras
Les personnes qui consomment trop d'aliments transformés, consomment aussi trop de sirop de maïs à haute teneur en fructose, et sont donc à risque accru de stéatose hépatique non alcoolique (NAFLD : non-alcoholic fatty liver disease) ou maladie du foie gras non alcoolique. L’équipe de gastroentérologues et de nutritionnistes de l'Université Charles R. Drew (Los Angeles), qui présente ses conclusions lors d’ENDO 2022, la Réunion annuelle de l’Endocrine Society, décrypte ainsi l’un des mécanismes qui mènent du régime occidental à la maladie hépatique.
La consommation trop élevée de fructose doit être évitée si l’on veut éviter la stéatose hépatique non alcoolique, rappelle l’équipe californienne. Si le fructose est un sucre naturel présent dans les fruits, les jus de fruits, certains légumes et le miel, sous ces formes, il est entendu qu’il peut faire partie d'un régime alimentaire nutritif mais équilibré. Cependant, en tant que composant du sirop de maïs à haute teneur en fructose, ajouté par les industriels aux aliments transformés malsains (sodas, bonbons, gâteaux, sauces etc…), il est bien associé à des troubles métaboliques tels que l'obésité et le diabète, les 2 principales causes de stéatose hépatique non alcoolique.
L’étude prend toute sa signification aux Etats-Unis, où la prévalence de la « NAFLD » atteint 24%, avec des évolutions possibles vers des formes plus sévères, dont des lésions hépatiques chroniques et le décès. Opter pour un mode de vie sain, avec notamment un régime alimentaire équilibré et la pratique régulière de l’exercice reste la norme de soins pour la stéatose hépatique-car il n’existe aucun médicament approuvé pour traiter la maladie. « Les gens consomment du sirop de maïs à haute teneur en fructose avec de nombreux aliments, les boissons gazeuses principalement », commente l'auteur principal, le Dr Theodore Friedman, de l'Université Charles R. Drew (Californie).
L’étude : l'équipe a analysé les données de 3.292 participants inscrits à la National Health and Nutrition Examination Survey (NHANES 2017-2018). L’analyse constate que :
- les Américains d'origine mexicaine (48%) et les Américains noirs non hispaniques (44%) sont parmi les plus forts consommateurs de fructose mais constituent aussi les groupes de population à plus forte prévalence de la maladie du foie gras non alcoolique ;
- après ajustement avec les facteurs démographiques et comportementaux (tabagisme, consommation modérée d'alcool, qualité de l'alimentation et activité physique), une consommation élevée de fructose est bien associée à un risque plus élevé de stéatose hépatique non alcoolique ;
- après prise en compte de facteurs biologiques et de données de composition corporelle,
une consommation élevée de fructose est bien liée à un risque accru de stéatose hépatique, en population générale.
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