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APPENDICITE : Les antibiotiques en première ligne

Actualité publiée il y a 3 semaines 1 jour 3 heures
NEJM
L’approche non chirurgicale devient ainsi le traitement de première intention de l'appendicite (Visuel Adobe Stock 96252174)

Face à une appendicite, vaut-il mieux médiquer ou opérer ? La dernière analyse des données de l'essai CODA (Comparing Outcomes of antibiotiques Drugs and Appendectomy), publiée dans le New England Journal of Medicine (NEJM) a tranché et donné lieu à une mise à jour des directives de traitement de l'appendicite de l'American College of Surgeons. L’approche non chirurgicale devient ainsi le traitement de première intention et une aide en ligne vient d’être proposée, aux Etats-Unis aux médecins et aux patients concernés.

 

Les chercheurs de l'Université de Washington (UW) confirment donc, à l’issue de ces 4 années d’étude CODA que antibiotiques sont désormais un traitement de première intention pour la grande majorité des patients souffrant d'appendicite. «Au cours des 3 premiers mois suivant la prise d'antibiotiques près de 7 patients sur 10 dans le groupe d’intervention évitent ainsi l’appendicectomie.

«En 4 ans de suivi, un peu moins de 50 % ont subi l'intervention chirurgicale »,

résume le Dr David Flum, co-auteur principal de l’étude et professeur de chirurgie à l’UW. « Si certains résultats sont en faveur des antibiotiques, d’autres de la chirurgie, dans l'ensemble, les antibiotiques semblent être le bon traitement pour de nombreux patients atteints d'appendicite, à quelques exceptions près ».

Éviter l’appendicectomie à 70% des patients

L’essai CODA, mené dans 25 hôpitaux de 14 États a suivi 1.552 patients souffrant d'appendicite répartis au hasard pour recevoir des antibiotiques ou subir une appendicectomie; c'est le plus grand essai clinique randomisé jamais réalisé sur le sujet. L’analyse révèle :

 

  • des avantages et des inconvénients pour chaque traitement ;
  • une sécurité des 2 traitements ;
  • des évaluations de patients dépendant des symptômes, des préoccupations et circonstances personnelles ;
  • l’association d’un dépôt calcifié (appendicolithe) trouvé dans environ 25 % des cas d'appendicite aiguë et une incidence plus élevée des complications avec un risque accru d'appendicectomie dans les 30 jours.

 

Ces données qui forment la base de nouvelles directives de traitement, doivent inciter les chirurgiens et les patients à discuter des avantages et des inconvénients des 2 options, soulignent les chercheurs. Dans cet objectif, ils ont développé un outil en ligne d’aide à la décision qui peut aider à opter pour la meilleure option en fonction de chaque patient.

 

« En situation d'urgence, les patients atteints d'appendicite vont souvent prendre une décision à la hâte. Dans d’autres situations, l’outil d’aide en ligne permet de mieux s’informer sur les avantages et les inconvénients de chaque approche ».

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