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ARTHRITE : Une consommation modérée d’alcool peut-elle la soulager ?

Actualité publiée il y a 4 mois 1 semaine 2 jours
Arthritis Care and Research
En clair, les facteurs prédictifs de la consommation d'alcool seraient liés à la sévérité de la maladie, et non la consommation d’alcool même.

Une réduction de l'activité de la maladie et une amélioration de la qualité de vie ont déjà été observées chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde (PR) qui consomment (modérément) de l'alcool. Cette équipe de de l'Université de Pennsylvanie suggère, avec cette étude, que cette association, pourrait s'expliquer par une causalité inverse. En clair, les facteurs prédictifs de la consommation d'alcool seraient liés à la sévérité de la maladie, et non la consommation d’alcool même.

 

L’analyse porte sur les données de 16.762 participants à « Forward », la banque de données nationale (américaine) sur les maladies rhumatismales. Les participants ont renseigné leur consommation d'alcool et l'activité de la maladie a été prise en compte, 2 fois par an, sur la base de l'échelle Patient Activity Scale‐II (PAS‐II). Les chercheurs ont identifié les facteurs associés aux changements de consommation d'alcool et déterminé les associations entre la consommation d'alcool, l’activité de la maladie et la mortalité.

 

Cette analyse montre que :

  • L'arrêt de la consommation et ou l’initiation de la consommation d'alcool sont des comportements fréquents chez les participants, qu’ils soient buveurs ou abstinents (ces 2 changements de comportement quant à la consommation d’alcool sont identifiés chez respectivement 8,2% et 8,4% des buveurs et des abstinents) ;
  • les taux d'abandon de l’alcool sont plus élevés et les taux d’initiation de la consommation d’alcool sont moins élevés avec :
    • une activité accrue de la maladie,
    • un âge plus avancé,
    • le sexe féminin,
    • l'obésité,
    • des comorbidités,
    • une faible qualité de vie,
    • un faible niveau d'études et de revenus,
    • une incapacité de travail.
    • Les consommateurs d’alcool présentent une activité plus faible de la maladie et une mortalit plus faible.

 

 

Ainsi, une activité accrue de la maladie, une invalidité, une comorbidité et une mauvaise qualité de vie contribuent à réduire la consommation d'alcool. Une consommation d’alcool élevée ou régulière ou les changements de comportements (abandon ou initiation) vis-à-vis de la consommation d’alcool n’apparaissent pas associés à l'activité de la maladie ou à la mortalité après ajustement des facteurs de confusion. En d’autres termes, la consommation d’alcool ne semble pas apporter d’avantage évident dans la réduction des symptômes de PR.

Si plusieurs études ont pourtant démontré qu'une consommation modérée d'alcool est liée à une maladie moins grave et à une meilleure qualité de vie chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, cela n'est donc probablement pas dû au fait que la consommation d'alcool est bénéfique. Mais à d’autres facteurs « de confusion » et très probablement de mode de vie, associés à la consommation d'alcool.

 

En réalité, « ces données montrent que lorsque les gens ne se sentent pas bien, ils ont tendance à ne pas boire d'alcool. Cela semble indiquer que les personnes qui boivent sont en meilleure santé, mais ce n'est probablement pas parce que l'alcool lui-même est bénéfique », conclut l’auteur principal, le Dr Joshua F. Baker, de l'Université de Pennsylvanie.

 

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