CANCER de la PROSTATE : Pourquoi ce n’est pas une condamnation
Cette revue de la littérature portant sur les résultats du cancer de la prostate, si elle révèle une augmentation constante de l’incidence de ce cancer -ici aux États--Unis-, montre aussi les progrès accomplis dans les traitements et conclut, qu’aujourd’hui, ce cancer n’est plus une condamnation. Cet article, présenté dans le JAMA, rappelle aussi les premiers principes de base concernant ce cancer : « Savoir s’il existe un cancer de la prostate et à quel point il est risqué, car tous les cancers n’ont pas besoin d’être traités ».
Il n’empêche que les statistiques sur le cancer de la prostate sont « effrayantes » : 34 250 décès aux seuls États-Unis en 2024. 1,4 million de nouveaux cas dans le monde chaque année. Cependant le message de l’auteur principal, le Dr Montgomery, directeur clinique du service d’oncologie génito-urinaire du Fred Hutch Cancer Center et de l’University of Washington Medical Center est résolument positif :
« Les patients ne baisseront pas les bras ».
Quelques faits à connaître absolument :
- Environ 1,5 million de nouveaux cas de cancer de la prostate sont diagnostiqués chaque année dans le monde ;
- 75 % des cas sont détectés pour la première fois lorsque le cancer est encore localisé à la prostate ;
- cette détection précoce est associée à un taux de survie à cinq ans de près de 100 % ;
- les différentes approches de prise en charge comprennent la surveillance active, la prostatectomie, d’autres chirurgies de la prostate et la radiothérapie, selon le risque de progression ;
- environ 10 % des cas sont diagnostiqués après propagation du cancer : à ce stade le taux de survie à 5 ans est estimé, en moyenne, à 37 % ;
- le cancer de la prostate le plus courant est l'adénocarcinome, un type qui se développe dans les cellules glandulaires, et l'âge médian au moment du diagnostic est de 67 ans ;
- plus de 50 % du risque de cancer de la prostate est imputable à des facteurs génétiques et à l'âge avancé.
Quelques principes pour aborder au mieux le diagnostic :
- Les chercheurs encouragent les patients à poser à leur médecin toutes les questions spécifiques concernant ce cancer ;
- les auteurs appellent aussi leurs collègues à aborder systématiquement la question du dépistage du cancer de la prostate avec leurs patients ;
- la détection du cancer de la prostate puis son évaluation constituent la première étape ;
- tous les cancers n’ont pas besoin d’être traités, de nombreux cancers doivent ne doivent faire l’objet « que » d’une surveillance active : cette stratégie, encore récente a fait ses preuves de sécurité : seuls 0,1 % des hommes ayant été orientés vers la surveillance sont décédés d’un cancer de la prostate à 10 ans ;
- le cancer de la prostate n’est pas une maladie unique : son approche doit être personnalisée en fonction du patient -son âge et ses activités notamment- et de la manière dont il vit la personnellement la maladie ;
- en cas de cancer de la prostate plus avancé, le nombre de traitements efficaces développés a considérablement augmenté, les taux de survie aussi, y compris en cas de cancer de la prostate métastatique ;
En conclusion, pour l’oncologue, déterminer quel patient a besoin d'un traitement, quel traitement utiliser et quand est à la fois un art et une science.
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