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CANCER de la PROSTATE : Pourquoi certains sont plus agressifs

Actualité publiée il y a 1 semaine 5 jours 13 heures
British Journal of Cancer
Comment le nombre de cellules « agressives » dans un échantillon de tumeur définit la vitesse de progression et de propagation de la maladie.

Cette équipe de l’Université d'East Anglia (UEA) révèle pourquoi certains cancers de la prostate sont plus agressifs, se propagent à différentes parties du corps et entraînent finalement la mort. Alors que le cancer de la prostate est un cancer fréquemment surdiagnostiqué et surtraité, cette découverte, documentée dans le British Journal of Cancer pourrait transformer le traitement des patients.

 

Ces résultats interviennent de plus après que la même équipe ait développé un test de détection capable de faire la distinction entre les formes agressives et moins nocives de cancer de la prostate, ce qui peut permettre d’éviter ou de limiter les traitements inutiles et leurs effets indésirables. Avec cette étude, l’équipe révèle comment le nombre de cellules « agressives » dans un échantillon de tumeur définit la vitesse de progression et de propagation de la maladie. En outre, ces résultats révèlent également 3 nouveaux sous-types de cancer de la prostate,

une classification qui pourrait permettre de « stratifier » les patients pour différents traitements.

 

L’auteur principal, le Pr Colin Cooper, de la Norwich Medical School de l'UEA, rappelle que le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquent chez les hommes. C’est un cancer qui se développe généralement lentement ; la majorité ne nécessite pas de traitement. Cependant, les cliniciens ont toujours des difficultés à prédire quelles tumeurs deviendront agressives, ce qui rend la décision thérapeutique complexe dans de nombreux cas : « plusieurs milliers d'hommes sont traités inutilement, ce qui augmente le risque d'effets secondaires néfastes, y compris l'impuissance liée à la chirurgie ».

 

DESNT, une signature génique de l’agressivité du cancer : le nouveau test permet de distinguer les cancers de la prostate agressifs des formes plus légères de la maladie, grâce à un modèle mathématique complexe appelé « latent Process Decomposition ». Le modèle peut gérer les données d'expression génique de séries cliniques de cancers. Les chercheurs l’ont appliqué ici à 1.785 échantillons de cancer. Ils identifient ainsi une signature d'expression génique appelée « DESNT » associée à un risque métastatique accru et identifient 3 nouveaux sous-types moléculaires du cancer de la prostate. En synthèse, la quantité de cellules du sous-type DESNT dans un échantillon est liée au risque de progression de la maladie :

plus il y a de cellules DESNT, plus le cancer est agressif.

 

Une tumeur à majorité de cellules DESNT est donc plus susceptible de se propager à d'autres parties du corps. Enfin 3 autres sous-types moléculaires du cancer de la prostate sont identifiés, qui pourraient aider les médecins à prendre les bonnes options de traitement pour les patients.

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