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CANCER de la PROSTATE : Un risque plus élevé de caillots sanguins ?

Actualité publiée il y a 1 année 10 mois 2 semaines
BMJ Open
Les hommes atteints d'un cancer de la prostate ont un risque plus élevé, et de 50 % en moyenne, de caillots sanguins graves (Visuel Weil Cornell)

Les hommes atteints d'un cancer de la prostate ont un risque plus élevé, et de 50 % en moyenne, de caillots sanguins graves, souligne cette étude de l’Uppsala University (Suède). Bien que le niveau de risque reste inférieur à celui d'autres formes de cancer, les chercheurs appellent leurs collègues, dans le BMJ Open, à être attentifs à ce risque, afin de permettre un diagnostic et un traitement rapides en cas de caillot et/ou de développement d’une thromboembolie veineuse (TEV).

 

Les caillots sanguins, apparaissent, avec cette étude, comme une cause majeure de décès chez les hommes atteints de ce cancer, avec un risque plus élevé avec un stade plus avancé. Alors que le cancer de la prostate est le cancer le plus fréquemment diagnostiqué chez les hommes d'âge moyen et plus âgés, ces nouvelles données suggèrent que de nombreux hommes présentent ce risque accru de TEV.

Des caillots sanguins pourtant « traitables »

De précédentes études ont déjà suggéré un risque de TEV jusqu’à multiplié par 2 ou 3 chez les hommes atteints d'un cancer de la prostate, cependant, « si ces caillots sanguins sont dangereux ils restent traitables », précisent les chercheurs. L’équipe cherchait des données plus récentes à la lumière de l'amélioration spectaculaire de la prise en charge des hommes atteints d'un cancer de la prostate. En particulier, ces protocoles comprennent aujourd’hui l'adoption généralisée de nouveaux anticoagulants capables de réduire le risque de TEV.

 

L’étude, à grande échelle, a analysé les données nationales suédoises recueillies entre 2007 et 2017, portant sur les cas de TEV recensés chez 92.105 hommes atteints d'un cancer de la prostate et chez 466.241 témoins exempts de cancer de la prostate et appariés pour l’âge. L’analyse révèle que :

 

  • 3,2 % des hommes du groupe du cancer de la prostate ont développé une TEV dans les 5 ans environ suivant leur diagnostic de cancer, vs 2,1 % des témoins ;
  • pour 1.000 hommes atteints d'un cancer de la prostate, environ 7 vont développer une TEV chaque année, vs 4/1.000 hommes sans cancer de la prostate ;
  • les hommes atteints de cancer de la prostate présentent un risque 50 % plus élevé vs témoins, sur les 5 périodes d'étude d'1 an, la période la plus à risque étant les 6 premiers mois qui suivent le diagnostic de cancer.

 

Quels facteurs de risque de TEV ? Parmi les facteurs de TEV, les auteurs rappellent la présence de maladies cardiovasculaires, de certains facteurs socio-économiques et le tabagisme et la consommation d'alcool.

 

Il s’agit enfin d'une étude observationnelle qui ne démontre donc pas la relation de cause à effet entre le cancer de la prostate et le risque de TEV. Cependant, il s'agissait d'une large étude, représentative de la population générale (suédoise). Cela suggère donc qu’elle reste susceptible de refléter fidèlement le risque de TEV chez les hommes atteints ou non d'un cancer de la prostate.

 

Les auteurs appellent donc leurs collègues médecins qui traitent des hommes atteints d'un cancer de la prostate de veiller au risque de TEV chez ces patients, en particulier durant les 6 mois qui suivent le diagnostic de cancer.

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